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Au cœur de l’Europe, rythmée par ses collines, ses vallées et ses cours d’eau, se trouve une terre où l’histoire entretient un dialogue permanent avec l’art, où le patrimoine murmure des légendes oubliées et où le folklore anime chaque rue pavée. La Wallonie dévoile ses mystères, ses joyaux artistiques et ses traditions dans les pages que vous tenez entre vos mains.
Cette exposition née d’un livre, d’une passion sur la richesse culturelle de la Wallonie, vous emmène en cinq thèmes à un voyage captivant à travers plus de cent lieux et événements qui sont l’essence même de cette région. De ses châteaux majestueux à ses festivals folkloriques en passant par ses musées d’art renommés et ses centres économiques, elle vous adresse une invitation personnelle à explorer l’âme de la Wallonie.
Vous découvrirez donc les ruelles pavées de villages pittoresques où le temps semble s’être arrêté, vous vous aventurerez dans les forêts mystiques où les légendes prennent vie, vous plongerez dans l’atmosphère enchanteresse des carnavals colorés et vous vous émerveillerez devant les œuvres d’art qui témoignent du talent incommensurable des artistes wallons.
C’est un catalogue de sites et d’événements historiques ; c’est un hommage vibrant à la créativité, à l’innovation, à l’histoire et à la diversité culturelle qui font de la Wallonie un lieu unique.
Bienvenue dans ce voyage au cœur de la Wallonie, où chaque lieu raconte une histoire et chaque événement célèbre l’âme d’une région terriblement attachante.
- Jusqu'au 30 avril 2026 à l'Espace Wallonie de Bruxelles
- Rue du Marché aux Herbes, 25-27 - 1000 Bruxelles
- Entrée libre
- Horaires disponibles ici.
La Wallonie mise sur l’hydrogène pour assurer son développement. Et plus particulièrement sur l’hydrogène vert. Il s’agit d’un hydrogène décarboné, qui est notamment produit au départ d’énergies renouvelables. « L’hydrogène est une ressource essentielle pour la transition énergétique. La décarbonisation est un vecteur clé de la politique climatique à moyen et long terme », clame-t-on à Namur, siège du gouvernement wallon.
La Wallonie mise sur l’hydrogène pour assurer son développement. Et plus particulièrement sur l’hydrogène vert. Il s’agit d’un hydrogène décarboné, qui est notamment produit au départ d’énergies renouvelables. « L’hydrogène est une ressource essentielle pour la transition énergétique. La décarbonisation est un vecteur clé de la politique climatique à moyen et long terme », clame-t-on à Namur, siège du gouvernement wallon.
Même si on le « brûle », par exemple dans un moteur, l’hydrogène n’est pas, en lui-même, une source d’énergie. C’est un vecteur, un moyen qui permet d’utiliser différemment d’autres sources d’énergie. L’hydrogène peut être produit au départ de gaz naturel ou de pétrole. Dans ce cas, il n’est évidemment pas vert. Il l’est, par contre, s’il est généré grâce à des sources d’énergie renouvelable, comme l’électricité photovoltaïque, hydraulique, voire, dans certaines régions, en utilisant la géothermie.
C’est donc sur l’hydrogène vert que la Région wallonne mise pour développer sa stratégie. Elle ne compte pas le faire seule. Des partenariats avec des acteurs étrangers, mais proches de la Wallonie, sont à l’ordre du jour. Comme on a pu s’en rendre compte lors de la mission « Hydrogène » organisée à Aix-la-Chapelle (Allemagne) par Wallonie-Bruxelles International, fin 2024, et qui a mobilisé plus d’une quinzaine d’acteurs de la filière « hydrogène » wallonne.
De la production à la consommation, en passant par la transformation et le transport
Parmi les projets présentés aux éventuels partenaires allemands, TiNTHyN n’est pas passé inaperçu. « TiNTHyN est un des vingt projets de recherche portés actuellement par l’Initiative d’innovation stratégique e-WalloonHY », explique Catherine Archambeau, du CRM Group. Ce Centre de Recherche en Métallurgie est en charge de la coordination de e-WalloonHY, avec l’UCLouvain et le cluster TWEED (Technologie Wallonne Energie – Environnement et Développement durable).
L’IIS e-WallonHY vise, pour sa part, au développement d’une économie wallonne de l’hydrogène décarboné en s’intéressant à l’ensemble de la chaîne de valeur de la filière. « Cela comprend la production de cet hydrogène vert, son utilisation dans de multiples domaines, mais aussi son transport et son stockage. Autant d’étapes pour lesquelles des difficultés diverses (techniques, maintenance, formation, R&D, bancs d’essais) doivent d’abord être résolues. D’où les projets de recherche portés par l’IIS e-WallonHY, tel le projet TiNTHyN », précise Mme Maiwenn Larnicol, du CRM Group, également impliquée dans cette IIS.
Amener les technologies à davantage de maturité
« Les défis principaux de la filière en Wallonie portent notamment sur le développement de technologies innovantes », précise l’ingénieure du CRM Group. « Cela signifie, entre autres, qu’il faut apporter des progrès substantiels aux connaissances actuelles afin qu’elles passent d’un niveau de recherche plutôt fondamentale à des applications concrètes », précise-t-elle.
Dans le jargon, il s’agit de faire franchir plusieurs paliers TRL (Technology Readiness Level) à ces technologies afin de les amener à des niveaux de maturité débouchant sur des applications industrielles opérationnelles.
Douze thèses de doctorat et trois axes de recherche
Pour grimper dans l’échelle TRL, les technologies du projet TiNTHyN peuvent compter sur les travaux d’une douzaine de doctorants et doctorantes spécialement mobilisés dans ce cadre, via des partenariats entre universités et centres de recherche.
En ce qui concerne, par exemple, la production d’hydrogène vert, Thibault Queeckers (ULB) souhaite développer un système qui convertit l’ammoniac en hydrogène par des décharges électriques via la technique du « plasma froid », et ceci couplé à la catalyse. Un procédé de production d’hydrogène qui, au final, devrait être moins énergivore.
En ce qui concerne le transport de ce même hydrogène, la doctorante Clémentine Cuvelier (UMons) travaille sur l’amélioration de son stockage. Elle se concentre sur la conception de réservoirs polymériques de 5e génération.
Le troisième axe de recherche porte sur l’utilisation de l’hydrogène. On pointera notamment les travaux de la doctorante Marie Dechamps, à l’Université de Liège. Elle travaille sur la mise au point de revêtements pour les plaques présentes dans les piles à combustible qui transforment l’hydrogène en électricité. Ses travaux devraient aider à réduire les coûts de fabrication de ces éléments.
L’ensemble des thèses initiées par le projet TiNTHyN est à découvrir sur le site du projet.
Cet article est écrit par Christian Du Brulle, de Daily Science, dans le cadre d'une série d'articles consacrés à la S3 wallonne.
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Le Festival International de la Bande dessinée d’Angoulême, rendez-vous incontournable du 9ᵉ art, accueille de nombreux artistes et exposant·es du monde entier pour sa 52ᵉ édition.
Cette année encore, les éditeur·ices indépendant·es de la Fédération Wallonie-Bruxelles disposent d’un stand collectif, à l’entrée de l’espace du Nouveau Monde, pour mettre en lumière le dynamisme et la diversité de la BD belge.
Venez découvrir les publications de huit maisons d’édition :
- CFC Editions
- La 5e couche
- L'employé du Moi
- Frémok
- Les Impressions Nouvelles
- Les éditions du Tiroir
- Du Noir sous les ongles
- Editions Vite
Retrouvez la programmation du Festival sur le site internet.
Wallonie-Bruxelles, le Chili et le Brésil ont débuté un projet innovant de coopération triangulaire, le premier du genre dans le cadre de la VIIe Commission mixte entre le Chili et les Gouvernements de la Wallonie et de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Cette initiative des universités de Talca (Chili), Liège (Wallonie-Bruxelles) et Sao Paulo (Brésil) a pour objectif d’étudier les interactions entre les insectes ravageurs et les cultures dans le contexte du changement climatique, afin de développer des stratégies agricoles durables.
Wallonie-Bruxelles, le Chili et le Brésil ont débuté un projet innovant de coopération triangulaire, le premier du genre dans le cadre de la VIIe Commission mixte entre le Chili et les Gouvernements de la Wallonie et de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Cette initiative des universités de Talca (Chili), Liège (Wallonie-Bruxelles) et Sao Paulo (Brésil) a pour objectif d’étudier les interactions entre les insectes ravageurs et les cultures dans le contexte du changement climatique, afin de développer des stratégies agricoles durables.
En décembre 2024, le projet a été officiellement lancé en présence du directeur exécutif de l'Agence chilienne de coopération internationale au développement (AGCID), Enrique O'Farrill, et d'Emmanuelle Dienga, Représentante Wallonie-Bruxelles au Chili, ainsi que des représentants du Ministère chilien de l'Agriculture et les professeurs responsables du projet dans les universités impliquées.
Dans ce contexte, Fabiola Viera, coordinatrice de projets du département des négociations internationales de l'AGCID, a souligné l'importance de cet effort conjoint et de la création d'un plan d'échanges académiques entre les étudiants et les chercheurs des trois universités.
« Nous sommes fiers et dans l'expectative, car il s'agit de la première expérience de coopération triangulaire dans le cadre des commissions mixtes entre le Chili et Wallonie-Bruxelles », a-t-elle déclaré.
Clémentine Bourbon Denis, chargée de projets de coopération de la Représentation Wallonie-Bruxelles au Chili, a ajouté « l’intégration de l’expertise des professeurs de l'Université de Sao Paulo aux collaborations déjà existantes entre les Universités de Liège et de Talca, est un atout en particulier sur des sujets aussi pertinents que le changement climatique et la productivité agricole ».
Le séminaire international, première activité triangulaire du projet, réalisé et organisé par l'équipe du Magister en écologie appliquée de l'Institut des sciences biologiques de l'Université de Talca en décembre 2024, a réuni des experts pour explorer les mécanismes de résilience des plantes face aux sécheresses et aux insectes ravageurs.
« La sélection de variétés tolérantes à la sécheresse, l'établissement d'associations avec des micro-organismes bénéfiques et la préservation du rôle des ennemis naturels figurent parmi les principales conclusions du séminaire. Par ailleurs, la complexité des interactions dans ces scénarios souligne l’importance de la spécificité des solutions à mettre en œuvre », a déclaré le Dr Claudio Ramirez, directeur du master en écologie appliquée.
A propos de la coopération triangulaire, le Dr Frédéric Francis, de l'ULiège, a souligné que « cela permet la mise en œuvre de projets de mobilité étudiante, où étudiants et professeurs réalisent des séjours qui leur offrent l'opportunité d'apprendre et d'appliquer de nouvelles connaissances dans d'autres pays. C'est une chance dans leur formation et leur développement professionnel. Ce travail collaboratif nous incite également à intégrer des entreprises privées élargissant ainsi les opportunités de financement. »
La professeur Dr. Aline Guidolin, de l'Université de Sao Paulo, a quant à elle estimé que « rejoindre cette équipe déjà constituée (Chili-Belgique) permet d'acquérir de nouvelles connaissances et de l'expérience. Au Brésil, je travaille sur les pucerons et j'étudie également d'autres insectes, car la diversité y est plus grande. J'intégrerai cette expertise pour enrichir notre recherche commune. »
Ce projet constitue une étape importante pour la coopération scientifique entre nos territoires et ouvre la voie à de futures collaborations dans le cadre de la VIIIe Commission mixte, dont le prochain appel à projets est prévu pour 2025.
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Longtemps reléguée au statut d’« art mineur », la céramique connaît depuis dix ans un regain d’intérêt majeur, attirant un nombre croissant d’artistes et reconquérant une place importante dans les galeries, les institutions et les écoles d’art.
En 2024, le duo Jean-Marc Dimanche et Gilles Parmentier a lancé la première foire internationale consacrée entièrement à ce médium, rassemblant près de 60 galeries, institutions et acteur·rice·s incontournables de la céramique contemporaine, dans une scénographie inédite.
Fort du succès de la première édition, WBI et le Centre Wallonie-Bruxelles à Paris renouvellent ce partenariat fécond. Associé au Jury, le Centre remettra un Prix permettant au ou à la lauréat·e d’exposer une pièce à la Galerie Talmart (Paris), au sein d’un Hors-les-Murs Satellite dès septembre 2025.
Retrouvez toutes les informations et la programmation sur https://www.ceramic.brussels/fr
Une rencontre à Lille
L'événement annuel du Programme Interreg France-Wallonie-Vlaanderen a réuni le 18 décembre plus de 250 participants à Lille.
Pour cette édition 2024, les opérateurs sélectionnés ont eu l'opportunité de présenter leurs projets en 180 secondes devant un public composé de représentants de la Commission européenne, des autorités partenaires, ainsi que des opérateurs wallons, français et flamands.
Une rencontre à Lille
L'événement annuel du Programme Interreg France-Wallonie-Vlaanderen a réuni le 18 décembre plus de 250 participants à Lille.
Pour cette édition 2024, les opérateurs sélectionnés ont eu l'opportunité de présenter leurs projets en 180 secondes devant un public composé de représentants de la Commission européenne, des autorités partenaires, ainsi que des opérateurs wallons, français et flamands.
Monsieur Christian Carette, représentant WBI en qualité d’Autorité de gestion du Programme, a salué la présentation de ces projets qui permettent de traduire la stratégie du Programme en actions concrètes au bénéfice des citoyens habitant dans l’espace transfrontalier franco-belge.
Focus sur les projets transfrontaliers
Avec 16 projets présentés au total, l'événement a été un véritable tremplin pour ces initiatives transfrontalières soutenues par le Programme au travers du Fonds Européen de Développement régional et qui contribuent véritablement à la dynamique d’intégration européenne.
Une très belle opportunité également de mettre en avant les compétences et l’expertise de nos opérateurs : presque la moitié des projets présentés sont pilotés par des chefs de file wallons. Ces projets innovants couvrent des domaines variés qui répondent à la stratégie du Programme, allant de la santé à l'environnement, en passant par l'innovation technologique.
Après les présentations, un temps de réseautage a permis aux opérateurs de créer davantage de synergies et d’échanger sur de futures collaborations. Ce moment de rencontre, essentiel au succès de ces projets transfrontaliers, témoigne de l’engagement de toutes les parties prenantes à la réussite du Programme.
Curieux d’en savoir plus sur la coopération territoriale européenne et le Programme Interreg France-Wallonie-Vlaanderen ? Visitez le site internet https://www.interreg-fwvl.eu/fr
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Edition mutante
La cinquième édition de 25 Arts Seconde - notre cycle dédié à l’exploration de films d’artistes - se re-déploie au sein de notre vaisseau dans sa morphologie intégrale.
Cette édition Mutante inaugure notre saison 2025, intitulée Diffraction Proto-géopoétiques et Cosmiques Visions.
Films d’artistes, installations et performances envahiront l’intégralité des espaces du Centre, proposant des œuvres à découvrir, expérimenter et arpenter.
Cette édition donnera également à voir des artistes œuvrant dans le champ sonore et cinématographique, via des performances programmées lors du vernissage et du finissage.
Projections : Carte Blanche dédiée à des artistes de l’Océan Indien, présentée par Sonia Charbonneau, Clément Striano et Maud Marique.
Commissariat: Stéphanie Pécourt, avec la complicité de Sara Anedda
Auteurs et autrices exposé.e.s: Aliki Christoforou – Aure Sakellarides – Carole Mousset – Emmanuel Vander Awera – Gabrielle Lerch – Galatée Dedchamps – Laura Gozlan – Léonard Pongo – Simon Petit Fort
En pratique
Programme d'ouverture:
Performance sonore de Roxane Métayer
DJ sets de Margarida Albino & Marie La Nuit
Programme de fermeture:
Performance continue de Angélique Aubrit & Ludovic Beillard
Live sonore d’Ernesto González
Retrouvez toutes les informations sur le site internet du Centre Wallonie-Bruxelles à Paris.
« La transformation vers une alimentation saine d’ici 2050 nécessitera d’importants changements dans nos régimes alimentaires. La consommation mondiale de fruits, légumes, noix et légumineuses devra doubler et la consommation d’aliments tels que la viande rouge et le sucre devra être réduite de plus de 50 %. Une alimentation riche en plantes et contenant moins d’aliments d’origine animale confère de nombreux avantages à la fois pour la santé et pour l’environnement. »
« La transformation vers une alimentation saine d’ici 2050 nécessitera d’importants changements dans nos régimes alimentaires. La consommation mondiale de fruits, légumes, noix et légumineuses devra doubler et la consommation d’aliments tels que la viande rouge et le sucre devra être réduite de plus de 50 %. Une alimentation riche en plantes et contenant moins d’aliments d’origine animale confère de nombreux avantages à la fois pour la santé et pour l’environnement. »
C’est par ces mots que le médecin Walter Willett, professeur à l’École de santé publique d’Harvard, pointe, en guise d’introduction du rapport EAT-Lancet, les enjeux actuels de l’alimentation mondiale.
Et c’est dans ce contexte que s’inscrit l’expertise du Pr Haïssam Jijakli, à Gembloux Agro-Bio Tech (ULiège). Le scientifique dirige l’Initiative d’innovation stratégique « WASABI 2.0 », une des IIS du Domaine d’innovation stratégique 5 de la Région wallonne (Chaînes agroalimentaires du futur et la gestion innovante de l’environnement).
Nouveaux modes de production et de transformation alimentaires
« L’agriculture n’est pas neutre pour l’environnement. Elle a même un impact négatif sur la planète, comme tant d’autres activités humaines », précise le chercheur, par ailleurs directeur du Centre de Recherches en Agriculture urbaine à Gembloux.
« On estime que la filière 'agrofood' produit 25 % de nos émissions de gaz à effet de serre », pointe-t-il. « Elle utilise 50 % des surfaces habitables de la planète. Ce qui la place aussi comme actrice majeure dans la préservation de la biodiversité. Par ailleurs, elle utilise 70 % des réserves d’eau potable. Mais, bien entendu, l’agriculture est indispensable à notre survie. »
« Par rapport à tous ces défis, et à la croissance de la population mondiale, nous assistons à l’émergence de nouveaux modes de production et de transformation alimentaires. Des modes de production qui visent à optimiser l’utilisation des ressources. Des pratiques nouvelles, comme l’agriculture urbaine. Des modes de production qui visent à intégrer, dans leur cycle, l’utilisation des déchets et des excédents. »
C’est sur base de ces multiples constats que la plateforme scientifique Wasabi a vu le jour ainsi que tout récemment l’IIS WASABI 2.0.
Une plateforme physique au service de l’IIS
La plateforme Wasabi (plateforme WAllonne des Systèmes en Agriculture et BIodiversité Urbaine), c’est tout d’abord une plateforme physique, mise en place dès 2012 à Gembloux (ULiège). À l’origine, il s’agissait de travailler sur l’agriculture urbaine et périurbaine, y compris les dimensions de la transformation et de la distribution. Et dans ces environnements (péri)urbains, ce qui fait le plus sens en termes de production, ce sont les fruits, les légumes et les petits élevages. « Pas les grandes cultures ni les fermes aux mille vaches », insiste le Pr Jijakli.
Depuis, la structure s’est développée. Elle comprend également un pôle biodiversité, un pôle jardin botanique. C’est aussi un lieu de recherches, d’enseignement (nous sommes au sein d’une université) et de démonstration. Et elle va bien au-delà de l’agriculture urbaine.
Valorisation des coproduits horticoles
L’Initiative d’innovation stratégique (IIS) WASABI 2.0 (Développement WAllon des Systèmes Agro-alimentaires horticoles Bienveillants, Intégrés et Innovants) en est un prolongement. Sa particularité ? Elle est fortement centrée sur le développement d’une nouvelle agriculture comestible.
« WASABI 2.0 concerne avant tout l’horticulture, à l’échelle de la Wallonie », précise Mme Camille Herben, coordinatrice de l’IIS. « Son objectif global est de stimuler la filière agroalimentaire horticole en Wallonie. Notamment en se focalisant sur les coproduits issus de parties végétales qui ne sont pas exploitées actuellement.»
« Cela passe par l’intégration de la production, de la transformation et de la distribution d’aliments à base de fruits, légumes et d’animaux à indice de conversion faible (poissons, insectes, volailles). Mais aussi par le développement de systèmes agroalimentaires locaux diversifiés et à taille humaine (artisanat, entreprise familiale, PME), durables, circulaires et résilients ».
Enfin, il est aussi question d’accompagner les acteurs du secteur pour stimuler le développement de la filière agroalimentaire horticole émergente, locale et en circuit-court.
Développer l’horticulture comestible
« Et le travail ne manque pas », reprend Mme Herben. « L’objectif est de faire évoluer le secteur de manière durable, mais aussi de changer les habitudes de consommation des Wallons. Actuellement, l’horticulture comestible en Wallonie ne couvre que 17 % de nos besoins. Notre objectif est d’atteindre 30 % d’ici 2028. Et ce sont des chiffres minimalistes. »
« Quand on dit que l’horticulture comestible en Wallonie ne couvre que 17 % de nos besoins, ce chiffre est à mettre en parallèle avec notre consommation moyenne de légumes : à peine 145 grammes par jour », pointe-t-elle, avant de rappeler que si on veut suivre les recommandations du rapport EAT-Lancet, nous devrions mettre chaque jour dans nos assiettes quelque 300 grammes de légumes locaux, hors pommes de terre !
Un autre point d’attention de cette IIS, et non des moindres, concerne le volet économique de l’horticulture. « On estime la production horticole en Wallonie à quelque 150 millions d’euros par an », souligne encore Mme Herben. « Celui de la transformation à un milliard d’euros par an. Ceci avec des revenus par horticulteur plutôt faibles : 21.000 euros. Des chiffres appelés à évoluer », conclut-elle.
Cet article est rédigé par Christian Du Brulle pour la plateforme Daily Science, dans le cadre d'une série d'articles consacrés à la S3 wallonne.
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Ce vendredi 13 décembre s’est tenu le 19ème Sommet de la Grande Région qui a réuni les chefs de gouvernement des 11 partenaires de cet espace transfrontalier qui s’étend sur le Luxembourg, l’Allemagne, la France et la Belgique. L’occasion de faire le bilan sur la coopération menée au cours des deux dernières années, mais aussi de passer le flambeau de la présidence au versant wallon pour les années 2025-2026.
Ce vendredi 13 décembre s’est tenu le 19ème Sommet de la Grande Région qui a réuni les chefs de gouvernement des 11 partenaires de cet espace transfrontalier qui s’étend sur le Luxembourg, l’Allemagne, la France et la Belgique. L’occasion de faire le bilan sur la coopération menée au cours des deux dernières années, mais aussi de passer le flambeau de la présidence au versant wallon pour les années 2025-2026.
C’est sur invitation d’Alexander SCHWEITZER, Ministre-Président de Rhénanie-Palatinat et actuel président de la Grande Région, que les représentants des différentes autorités de la Grande Région se sont réunis à Mayence, capitale de cette région frontalière avec la Wallonie.
Le Ministre-Président wallon Adrien DOLIMONT a ainsi pu présenter, pour la première fois, le programme de travail ambitieux de cette nouvelle présidence intitulé « Construisons demain : la Grande Région, unie pour innover ». Il s’agira d’une présidence collégiale puisqu’elle sera menée en étroite collaboration avec la Fédération Wallonie-Bruxelles et la Communauté germanophone. WBI sera au cœur du dispositif en assurant un rôle d’ensemblier et de coordination générale.
« La Wallonie est fière et déterminée à assurer la présidence de la Grande Région pour les deux prochaines années. Ensemble, nous poursuivrons avec ambition les initiatives engagées, renforcerons la coopération transfrontalière et relèverons avec audace les défis majeurs qui se profilent pour nos territoires », dixit Adrien DOLIMONT.
La coopération sanitaire et le marché du travail – deux thématiques phares de la présidence
La présidence entend s’appuyer sur les acquis des présidences antérieures et approfondir des coopérations existantes, notamment en matière de soins de santé. Elle vise ainsi à poursuivre la mise en place de coopérations structurées permettant d’assurer une offre de soins de proximité pour l’ensemble des populations des régions frontalières. La mise en œuvre d’un observatoire interrégional de la santé est également prévue.
En matière de marché du travail, les initiatives de la présidence viseront à permettre à encore davantage de citoyens de travailler, se former, ou effectuer des stages sur l’ensemble de son territoire. Ceci passera notamment par la conclusion de nouveaux accords qui devraient faciliter les stages transfrontaliers.
Une Grande Région à la fois citoyenne et européenne
La présidence veillera à rapprocher la Grande Région de ses citoyens, auprès desquels cet espace est encore trop peu connu. Des initiatives en matière de culture, de sport et de jeunesse viseront ainsi à faire (re)découvrir la Grande Région à sa population. La coopération dans le domaine culturelle sera ainsi particulièrement soutenue, avec notamment des initiatives visant à favoriser la mobilité des artistes, des œuvres et des publics à l’échelle transfrontalière.
2025 sera de plus une année particulière puisque seront célébrés les 30 ans du Sommet ainsi que les 10 ans de la Maison de la Grande Région à Esch-sur-Alzette (L). Au cours de sa désormais longue existence, la Grande Région a pu s’affirmer comme un précurseur de la coopération transfrontalière dans de nombreux domaines et agir en tant que laboratoire de l’intégration européenne dont elle incarne les valeurs et principes à une échelle régionale.
Conscient de l’impact direct des décisions européennes sur la vie de ses citoyens, le Sommet sera particulièrement attentif aux débats européens en cette période de négociations du future cadre budgétaire pluriannuel de l’Union. Celui-ci sera déterminant pour l’avenir de la politique de cohésion et de son volet de Coopération territoriale européenne. La présidence veillera à ce que le Sommet puisse être le porte-voix des préoccupations des régions frontalières auprès des autorités nationales et européennes.
De façon concomitante au Sommet, les présidences des deux instances consultatives changent également. Etaient donc aussi présents à Mayence, Willy BORSUS (Président du Parlement de Wallonie) désigné nouveau président du Conseil Parlementaire Interrégional (CPI) et Pierre-Frédéric NYST (Président de l’Union des Classes Moyennes) qui hérite de la présidence du Comité économique et social de la Grande Région (CESGR).
Pour plus d’informations au sujet de la Grande Région : www.granderegion.net.
Consultez également le programme de travail de la présidence en annexe.
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À l'invitation de la Galerie Les filles du calvaire, la commissaire Lise Bruyneel orchestre l’exposition Dans tes brumes, réunissant une constellation d’artistes dont Dirk Braeckman, Julie Calbert, Katrien de Blauwer, Antoine de Winter, Renée Lorie, Stéphanie Roland, Dries Segers, Lore Stessel et Laure Winants.
Le Centre Wallonie-Bruxelles à Paris accompagne cette exploration poétique de l’effacement et de la mémoire, de l’indisponibilité et de la contemplation qui interroge la frontière entre photographie et peinture, entre mémoire et altérité.
Cette collaboration marque le continuum des engagements du Centre avec Stéphanie Roland, à travers son cycle 25 Arts Seconde, ses participations à la Biennale Chroniques de Marseille, au FIDMarseille et au Festival Scopitone. Laure Winants est, quant à elle, soutenue depuis 2021 et son projet Albédo sur le réchauffement climatique dans les Pyrénées, et plus récemment dans le cadre de Time Capsule, un projet expérimental qui questionne les archives et notre rapport au temps.
« C’est une exposition qui parle de l’énergie d’une ville, de l’effacement et de l’oubli, du surgissement et de l’inattendu. C’est une exposition sur les conditions météorologiques de la disparition : un espace blanc, envahi par la brume, au sein duquel les visiteurs peuvent jouer à disparaître et rêver au monde qui continue sans eux. Alors que l’on nous somme perpétuellement d’être disponibles, c’est une exposition qui nous rend indisponibles.
C’est une exposition où les artistes jouent eux aussi à s’absenter de leurs œuvres en intégrant dans leur processus de création le hasard et l’accident. C’est une exposition sur la frontière entre les arts, sur des photographies qui ressemblent à de la peinture et des peintures qui sont presque de la photographie, des photographies sur pierre, des photographies sans appareil, des photomontages aux ciseaux de corps volés dans des magazines. C’est une exposition où l’on utilise pour lentilles des bulles d’air vieilles d’un million d’années, où l’on ouvre grand la focale pour laisser entrer la lumière jusqu’à brûler le film.
C’est une exposition qui se demande ce que nous emportons des paysages que nous avons regardés, ce que nous gardons des gestes de celles et ceux que nous avons aimés, ce qui demeure en nous du monde quand nous fermons les yeux. Face à l’urgence de la crise climatique, c’est une exposition qui interroge notre désir de reproduire l’image avec exactitude en étant incapables de préserver sa source. C’est une exposition qui nous confronte au spectre de notre propre disparition.
C’est une exposition où la science flirte avec la science-fiction, qui nous plonge au cœur des océans et des glaciers, où la glace crée des dégradés de couleurs fabuleux, où des cartes postales apparaissent à la chaleur de nos mains, où l’on visite des îles fantômes et des communautés si petites que les relations humaines y semblent grossies à la loupe.
C’est une exposition qui libère l’espace de stockage, qui laisse la place aux visiteurs pour recevoir les œuvres, qui ouvre l’expérience sensorielle aux odeurs et aux sons, qui fait apparaître des arcs-en-ciel, des images holographiques et autres mirages. C’est une exposition où le temps est nuageux et les températures légèrement au-dessus des normales saisonnières. Et d’abord, à Bruxelles, il ne pleut pas. »
Lise Bruyneel et Simon Hatab
Informations
7 décembre 2024 - 22 février 2025
Vernissage : Samedi 7 décembre
Centre Wallonie-Bruxelles
127-129, rue Saint Martin
75004 Paris
Accueil et salle d’exposition
Métro Châtelet-Les-Halles, Rambuteau, Hôtel de Ville
Horaires
Lundi - mardi - mercredi - vendredi - samedi : 11h00-19h00
Jeudi : 14h - 21h
Dimanche : Fermeture
Visite de groupe sur rendez-vous : reservation@cwb.fr