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Exposition hors les murs
La scène artistique belge franchit les frontières et part à la rencontre du public marseillais. Dix artistes de la Fédération Wallonie-Bruxelles exposent leurs œuvres à La Friche dela Belle de Mai, à Marseille, aux côtés de deux artistes locales invitées pour l’occasion.
Tipping Point (point de basculement, ou seuil critique) désigne cet instant où une société atteint un point de non-retour, basculant irrémédiablement vers une nouvelle configuration. Aujourd’hui, ce sentiment de rupture est omniprésent : les bouleversements climatiques, l’accélération numérique, la polarisation politique notamment, génèrent une anxiété croissante face à l’avenir.
Sous le nom Tipping Point, l’exposition rassemble dix artistes de la scène belge francophone ainsi que deux artistes marseillaises, dont les œuvres partagent toutes une forte présence physique. Certaines se nourrissent du monde numérique ou de la réalité virtuelle, les transposant en une matérialité palpable ; d’autres interrogent le matériau concret, sa texture, ses qualités plastiques. Dans tous les cas, cette présence incarnée s’accompagne d’une émotion froide, inquiète, en phase avec les bouleversements d’une Humanité en mutation.
Face à un monde qui semble nous glisser entre les doigts, ces artistes capturent volontairement ou non l’essence de ce basculement. Et surtout, par leurs pratiques, iels nous ouvrent des voies alternatives.
Artistes invité·es: Stephan Balleux, Maëlle Dufour, Charlotte Gautier Van Tour, Amandine Guruceaga, Eva L’Hoest, Gérard Meurant, Sabrina Montiel-Soto, Mountaincutters, Stéphanie Roland, Jonathan Sullam, Anna Safiatou Touré, Emmanuel Van der Auwera.
L’ISELP est un centre de diffusion et de recherche dédié à l’art contemporain. À travers un large éventail d’activités, l’Institut invite des publics variés à explorer les formes artistiques actuelles. Chaque année, l’Institut organise plusieurs expositions et propose un programme discursif mêlant conférences, cours et podcasts. L’ISELP accueille également des résidences artistiques, scientifiques et de médiation. Enfin, des activités pédagogiques viennent compléter cette offre, favorisant la rencontre et la réflexion autour de l’art.
Le Botanique, à Bruxelles, est un lieu où les arts plastiques et la musique se rencontrent. Ancien jardin botanique, il est désormais le centre culturel de la Fédération Wallonie-Bruxelles, avec une quinzaine d’expositions et plus de 500 concerts à l’année. Engagé dans la promotion de la création émergente, le Botanique soutient les artistes locaux et favorisent l’expérimentation et le dialogue artistique.
En pratique
Mercredi au vendredi - 14:00 à 19:00
Samedi et dimanche - 13:00 à 19:00
Retrouvez toutes les informations pratique sur le site La Friche.
En collaboration avec la Loterie Nationale, le Centre Wallonie-Bruxelles/Paris, Wallonie-Bruxelles International, la SABAM, la Fédération Wallonie-Bruxelles, le Consulat Général de Belgique en France et Art-O-rama.
Adresse
A la faveur d'une riche programmation, Le Nouveau printemps à Toulouse et Rossy de Palma ont invité deux artistes de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Nicolas Verschaeve et Darius Dolatyari-Dolatdoust, à participer à l'exposition collective "Danses interdites".
Le Nouveau Printemps, festival majeur de création contemporaine à Toulouse, invite, chaque année, un artiste issu d’une discipline connexe aux arts visuels (architecture, cinéma, musique, littérature, danse…) à coconcevoir la programmation.
Irrévérencieux, minimal ou exubérant, poétique ou politique, le festival se réinvente à chaque édition. Se laissant guider par l’artiste associé, Le Nouveau Printemps déplie l’univers de ce dernier pour révéler de multiples visions de l’art.
Le festival défend un art pour toutes et tous, localement ancré, artistiquement exigeant, avant-gardiste et soutient des créations ou des expériences artistiques collectives, ouvertes sur le monde et responsables pour nos environnements.
Pour l’édition 2026, Le Nouveau Printemps investit le quartier Marengo / Bonnefoy / Jolimont et associe l’artiste Rossy de Palma pour proposer un parcours inédit d’expositions rassemblant des pratiques artistiques multiples, en complicité avec les partenaires et les habitants de la ville de Toulouse.
Nicolas Verschaeve assure la scénographie de l’exposition et Darius Dolatyari-Dolatdoust est programmé aux côtés de Vir Andres Hera, Dalila Dalléas Bouzar, Paloma de la Cruz, Caroline Déodat, Gabriel Fontana, Juan Francisco González, Saodat Ismailova, Smail Kanoute, Paul Maheke, Caroline Monnet, Ben Russell, Grégoire Schaller, Rebecca Topakian, Ahmed Umar, Ana Vaz et Ulla Von Brandenburg.
En écho à la trajectoire et aux engagements de Rossy de Palma, les œuvres rassemblées au sein de l’exposition, réalisée sous le commissariat de Clément Postec, donnent à voir des travaux d’artistes témoignant de danses interdites ou de gestes d’émancipation, au travers des images mouvements, des corps ou des paroles.
L’invitation de Nicolas Verschaeve et de Darius Dolatyari-Dolatdoust reçoit le soutien du Pupitre France de Wallonie-Bruxelles International (WBI) en synergie avec le Centre Wallonie-Bruxelles à Paris (CWB), dans le cadre de ses opérations Hors-Les-Murs Constellations.
Infos pratiques
- Du 29 mai au 28 juin 2026
- L’exposition collective "Danses interdites" est à retrouver sur plusieurs sites : Médiathèque José Cabanis, Garage Bonnefoy, Centre Culturel Bonnefoy, Les Herbes Folles, Atelier d’artistes IPN
Contacts
Centre Wallonie-Bruxelles à Paris
Offre pour un stage de 5 mois au sein de l'Unité politique de défense et d'innovation de la Direction générale de l’industrie, de la défense et de l’espace, à la Commission européenne. Les candidatures sont attendues pour le 11 mai 2026 au plus tard.
Offre pour un stage de 5 mois au sein de l'Unité politique de défense et d'innovation de la Direction générale de l’industrie, de la défense et de l’espace, à la Commission européenne. Les candidatures sont attendues pour le 11 mai 2026 au plus tard.
Informations générales
- Fonction : Stagiaire
- Unité : Direction générale de l’industrie, de la défense et de l’espace (DG DEFIS) - Unité politique de défense et d’innovation (DG DEFIS.A.1)
- Lieu d'affectation : Bruxelles
- Dates du stage : Du 1er septembre 2026 au 31 janvier 2027
- Durée : 5 mois
Contexte du stage
La Direction générale de l’industrie, de la défense et de l’espace (DG DEFIS) dirige les activités de la Commission européenne dans les secteurs de l’industrie européenne de la défense et de l’espace européen. La DG DEFIS met en œuvre le programme spatial de l’Union et garantit une industrie de la défense innovante et compétitive. Elle est chargée de renforcer la compétitivité et l’innovation de l’industrie européenne de défense en assurant l’évolution d’une base industrielle et technologique de défense européenne.
Au sein de la DG DEFIS, la Direction de la politique de défense (DG DEFIS/A) est chargée de l'élaboration de l'agenda de la politique industrielle de défense.
Au sein de la Direction A, la mission de l’Unité "Politique de défense et d’innovation" (DEFIS. A.1) est de :
- Développer et coordonner les initiatives de politique de défense de l'UE, de régulation et d'innovation (Livre blanc sur la préparation européenne à la défense 2030, programme européen d’industrie de défense (EDIP), SAFE, AGILE, aspect défense du MFF), tout en assurant une coordination stratégique avec l'Agence européenne de défense (EDA) ;
- Façonner la politique industrielle et promouvoir l'innovation en défense (Programme d'innovation en défense de l'UE) pour accélérer l'émergence d'un écosystème de défense innovant. A1 est chargé de mobiliser l'écosystème financier en soutien à la défense, y compris la BEI, le FEI et l'investissement privé. A1 est chargé de mettre en œuvre la Feuille de route de la transformation de l'industrie de défense ;
- Coordonner étroitement son travail avec les autres départements et agences : SEAE, l'EDA et d'autres DG pertinents, notamment GROW, ECFIN, FISMA, CNECT, RTD ;
- Fournir un soutien direct au commissaire Kubilius et aux membres du Cabinet pour faire avancer l'agenda de préparation à la défense.
Description du stage
Les tâches du.de la stagiaire seront de traiter la politique industrielle de défense et d'apporter un soutien politique, juridique ou économique aux :
- Dossiers politiques et législatifs pertinents, y compris EDIP ;
- Actions pertinentes liées au renforcement des chaînes de valeur de la défense ;
- Activités d'innovation en défense.
Sa mission sera également de contribuer à la préparation du programme AGILE, récemment proposé par la Commission pour accélérer l'innovation rapide en défense.
Il.elle contribuera à la conception de nouvelles initiatives visant à renforcer davantage la préparation à la défense dans toute l'UE.
Il.elle fera partie d'une équipe composée d'économistes, de politologues et des juristes.
Objectifs du stage
- Approfondir ses connaissances en matière de la politique d’industrie de défense ;
- Approfondir ses capacités d’analyse et de communication ;
- Apprendre à travailler dans un contexte multiculturel et international ;
- Renforcer ses compétences de travailler en équipe ;
- Renforcer ses compétences de planification et organisation ;
- Renforcer ses capacités à établir et à entretenir des relations professionnelles avec un large éventail de parties prenantes, à comprendre leurs besoins et à instaurer la confiance dans des relations de travail à long terme.
Profil des candidat.e.s
Attention, le.la candidat.e doit être diplômé.e au début du stage au moins du niveau Bachelier et poursuivre des études (master ou autres).
Le diplôme de Bachelier et/ou de Master doit être délivré par une université ou une haute école financée ou organisée par la Fédération Wallonie-Bruxelles de Belgique. Le dernier diplôme obtenu doit avoir été délivré au plus tard 2 ans avant le début du stage.
Le.la candidat.e doit être résident.e belge.
Qualités recherchées :
- Un.e collègue dynamique, motivé.e et enthousiaste, possédant une bonne connaissance de la base technologique et industrielle européenne de la défense ;
- Etudes supérieures de préférence en droit, économie ou sciences politiques ;
- Bonne connaissance du droit de l'UE ;
- Une première expérience professionnelle pertinente pour le poste ;
- Résilience solide et capacité à gérer des dossiers politiques complexes ;
- Solides compétences analytiques, capacité à travailler de manière proactive ainsi que d'excellentes compétences en communication et la capacité d'établir et de maintenir des relations de travail constructives en interne avec d'autres services et avec les parties prenantes externes ;
- Respect de la confidentialité, de la discrétion, du tact et de la diplomatie ;
- Aptitude à travailler dans un environnement multiculturel.
Bourse de stage par WBI
Le Département des relations extérieures de la Wallonie et de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Wallonie-Bruxelles International, octroie pour ce stage une bourse d’un montant forfaitaire de 1.200 euros /mois, soit 6.000 euros sur la période de 5 mois tout compris.
La dernière mensualité (c’est-à-dire pour janvier 2027) est payée en deux tranches, la première en début de mois et la deuxième après la remise d’un rapport de fin de stage et d’une évaluation de la part du.de la superviseur.euse de stage.
Introduction des candidatures
A envoyer pour le lundi 11 mai 2026 à minuit à bourses@wbi.be
- Un CV
- Une lettre de motivation
Remarque : les candidat.e.s présélectionné.e.s par WBI sous l’angle de la recevabilité de la candidature (tout dossier incomplet est jugé irrecevable) et sélectionné.e.s par la Commission pour un entretien s’engagent à accepter cet entretien de sélection avec la Commission.
Personne de contact : Clotilde Colige bourses@wbi.be
Retrouvez l'offre de stage complète en pièce jointe.
Cette offre de stage vous est communiquée par le service des Bourses Internationales du Département des relations extérieures de la Wallonie et de la Fédération Wallonie-Bruxelles, WBI, en collaboration avec la Délégation générale Wallonie-Bruxelles auprès de l’Union européenne.
Documents liés
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Nous sommes entrés dans l’ère liquide, caractérisée par l’instabilité permanente. À l’heure du flux continu, d’informations, d’images, de sons, il est une industrie qui s’est considérablement développée ces 20 dernières années : l’industrie créative numérique. Irriguant nos écrans et nos oreilles, nous projetant dans des univers immersifs, du jeu vidéo aux arts numériques, du vidéomapping aux applications phygitales, des médias sociaux aux chaînes de streaming en continu, au podcast, au cinéma immersif, transformant même nos villes en média.
Nous sommes entrés dans l’ère liquide, caractérisée par l’instabilité permanente. À l’heure du flux continu, d’informations, d’images, de sons, il est une industrie qui s’est considérablement développée ces 20 dernières années : l’industrie créative numérique. Irriguant nos écrans et nos oreilles, nous projetant dans des univers immersifs, du jeu vidéo aux arts numériques, du vidéomapping aux applications phygitales, des médias sociaux aux chaînes de streaming en continu, au podcast, au cinéma immersif, transformant même nos villes en média.
Avec quelque 477 milliards d’euros, près de 3,95 % de la valeur ajoutée et plus de 8 millions d’emplois dans l’Union, les industries culturelles et créatives sont un pilier de l’économie européenne, à la fois fragmenté, dense en petites et moyennes entreprises, intensif en emplois et “crucial pour l’innovation”, comme le dit la Commission dans sa stratégie industrielle.
Bonne nouvelle ! Du charbon à l’imagination, il semblerait bien que cette industrie prospère sur un territoire au carrefour de la France, de la Belgique, de l’Allemagne et du Luxembourg : la Grande Région.
Un espace transfrontalier aussi vert que vallonné et irrigué par le Rhin, la Sarre, la Meuse et la Moselle : 65.000 km² luxuriant réunissant 4 pays, 6 régions, 12 millions d’habitants, 3 langues, et qui a pour particularité de cumuler un nombre record de travailleurs frontaliers (274.400 en 2023). Il s’avère être aussi le berceau de l’Europe, née “Communauté européenne du charbon et de l’acier” (Ceca) dans les années 1950 avant de devenir l’Union européenne que l’on connaît.
Centres urbains pour le développement des industries créatives, des villes comme Luxembourg, Differdange, Esch-sur-Alzette, Sarrebruck, Mayence, Trèves, Liège, Namur, Mons, Châlons-en-Champagne, Metz, Strasbourg jalonnent ce périmètre marqué par la révolution industrielle.
Trois siècles après celle-ci, la révolution créative numérique y pose des défis d’une autre nature :
- les métiers créatifs et la propriété intellectuelle exposés aux intelligences artificielles génératives,
- la taille des marchés et la circulation des œuvres et productions,
- la performance des infrastructures digitales pour rester compétitifs sur un marché ultra globalisé,
- la protection de la biodiversité créative, la souveraineté culturelle et technologique et la découvrabilité des niches culturelles,
- la montée en compétences et en connaissances dans un contexte d’innovation constant,
- des modèles économiques de plus en plus hybrides,
- le transfert des innovations créatives vers des marchés comme l’aérospatial, l’industrie 5.0, la formation, le tourisme, la santé, le bâtiment, la mobilité…
Parfois les océans d’incertitude se révèlent sources d’opportunités. Pour observer autour de soi, faire le cadastre de ses forces, créer de nouveaux périmètres d’actions et d’innovation. Car l’Europe est riche de la diversité qui naît aux confins de ses frontières.
L’innovation digitale a bien inspiré la création d’un “single market” : lançons un “creative market” en Grande Région où les écosystèmes ne se juxtaposent plus mais se connectent ! Festivals, lieux d’incubation, studios de toutes tailles et de toutes verticales, artistes, universités, centres de recherches, capitales européennes de la culture, villes créatives UNESCO, fonds d’investissements, plateformes d’innovation créative : le territoire est fertile, la “Grande Région créative” est déjà là.
Car si “l’innovation est l’aptitude à changer les choses” dixit le philosophe Luc de Brabandère, “la créativité est l’aptitude à changer son regard sur ce qui existe déjà” et faire advenir de nouvelles réalités.
Connectons nos écosystèmes pour révéler la Grande Région en vallée prospère pour nos créatrices et créateurs, celles et ceux qui transforment nos villes et recyclent la créativité en vecteur de rayonnement, de compétitivité et de soft power, puissant levier de défense à l’heure du tout aux flux et aux réseaux mondialisés.
De l’intention à la feuille de route, le travail a déjà commencé : cartographie de nos forces, mobilité professionnelle, stratégies coordonnées pour augmenter la superficie des projets financés par l’Europe en Grande Région.
En cette journée mondiale de la créativité et de l’innovation de l’UNESCO, “let’s go with the flow of digital creativity” : ensemble, construisons la Grande région créative !
La Grande Région créative est une initiative de 5 partenaires dans le cadre de la présidence wallonne du Sommet de la Grande Région (2025-2026) impulsée par l’écosystème créatif numérique wake! by Digital Wallonia (Belgique) et KIKK, Hitt XR Wallonia (Belgique), 1535° creative hub de Differdange (Grand-Duché de Luxembourg), la Région Grand-Est (France) et le K8 (Sarre, Allemagne).
Un projet soutenu par Wallonie-Bruxelles International et l’Agence wallonne à l’Exportation.
Visionner le panel Grande Région créative enregistré au 1535° creative hub dans le studio de FWRD digital agency à Differdange le 6 mars 2026 réunissant :
- Kristian Horsburgh (1535°)
- Marion Gravoulet (Région Grand-Est)
- Sébastien Nahon (HiTT XR Wallonia et MiiL – UCLouvain)
- Paul Hyvernat (Wallonie-Bruxelles International)
- Delphine Jenart (KIKK et wake! by Digital Wallonia)
Pour rejoindre la Grande Région créative sur Linkedin.
Cet article a été écrit par Delphine Jenart pour KingKong Magazine.
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Laboratoire est le fruit de la rencontre de quatre étudiants en spécialisation, sur les bancs de l’Université de Liège : Florence Jacques, Morgan Delvaux, Maxime Faniel et Arnaud De Francesco. Fondé en 2021, ce bureau d’architecture propose une approche collective et collaborative, avec des profils variés, pluridisciplinaires et complémentaires.
Découvrez l'article complet : https://www.wbi.be/fr/actualites/belges-histoires-laboratoire-autre-app…
Du 26 au 29 mars 2026, la Foire de la bande dessinée de Madrid a tenu sa deuxième édition, avec l’ambition affirmée d’inscrire durablement la capitale espagnole comme un lieu central du neuvième art en Europe.
Du 26 au 29 mars 2026, la Foire de la bande dessinée de Madrid a tenu sa deuxième édition, avec l’ambition affirmée d’inscrire durablement la capitale espagnole comme un lieu central du neuvième art en Europe.
Placée sous le thème "Un voyage à travers les principales villes de la bande dessinée européenne", cette édition proposait un parcours culturel à l’échelle européenne. Les différentes traditions graphiques ont dialogué entre elles avant de se retrouver symboliquement à Madrid. L’ensemble a permis de présenter une vision vivante et actuelle de la bande dessinée européenne, loin d’une approche figée ou uniquement géographique.
Organisée par la Ville de Madrid et l’Association des librairies de Madrid, en collaboration avec la Fondation Germán Sánchez Ruipérez (Casa del Lector), la Foire s’est imposée comme un rendez-vous professionnel et grand public réunissant auteurs, éditeurs, libraires et lecteurs autour d’une programmation exigeante et accessible.
Pendant quatre jours, Matadero Madrid s’est transformé en véritable épicentre de la bande dessinée. L’espace a été conçu comme un lieu hybride, où la dimension commerciale et la programmation culturelle se complétaient et s’enrichissaient mutuellement.
Au-delà de la diversité des formats, l’objectif de la Foire était de soutenir les acteurs du secteur, de renforcer la visibilité de la bande dessinée à l’international, d’encourager la rencontre entre professionnels et publics, et de présenter la BD comme une forme artistique à part entière, à la croisée de la culture populaire et de la création contemporaine.
Wallonie-Bruxelles à l’honneur
Dans cette dynamique européenne, Wallonie Bruxelles occupait une place centrale dans la programmation 2026. Berceau historique de la bande dessinée européenne, elle était mise en lumière à travers une exposition inédite en Espagne, accompagnée d’une présence institutionnelle et artistique renforcée.
L’exposition "La BD belge", présentée à la Casa del Lector du 11 mars au 13 avril 2026, a été produite par le Musée de la Bande Dessinée de Bruxelles et organisée en collaboration avec la Délégation générale Wallonie-Bruxelles en Espagne. Elle proposait un voyage à travers plus de sept décennies de création, réunissant une vingtaine de reproductions d’œuvres allant des années 1950 à aujourd’hui.
On y retrouvait des figures fondatrices telles que Jijé ou Mitacq, des auteurs emblématiques comme Philippe Geluck ou Jean-Claude Servais, ainsi que des créateurs contemporains tels qu’Olivier Grenson ou Mathilde Van Gheluwe. L’exposition ne s’est pas limitée à la présentation d’œuvres finalisées : elle a intégré des esquisses et des étapes préparatoires, offrant au visiteur un accès direct au processus de création et à la construction de la narration graphique.
Cette dimension pédagogique est particulièrement importante dans un contexte marqué par les évolutions technologiques et le développement de l’intelligence artificielle. Elle rappelle l’importance du travail de l’auteur et de l’imagination dans la création aujourd’hui.
Un dialogue culturel entre la Belgique et l’Espagne
Les liens entre les bandes dessinées belge et espagnole sont inscrits dans une histoire longue et structurante. Depuis les années 1950, des séries emblématiques comme Tintin, Spirou ou Les Schtroumpfs ont circulé massivement en Espagne, contribuant à façonner plusieurs générations de lecteurs et de créateurs.
L’influence de la "ligne claire", codifiée par Hergé, a durablement marqué la création espagnole, inspirant des auteurs tels que Max, Paco Roca ou Javi Rey. Parallèlement, les échanges éditoriaux entre les deux pays se sont intensifiés, avec des auteurs espagnols publiés en Belgique et des œuvres belges largement traduites et diffusées en Espagne.
Ce dialogue continu a contribué à la construction d’un véritable espace professionnel européen de la bande dessinée, dans lequel les œuvres, les auteurs et les éditeurs ont circulé librement, renforçant les dynamiques communes du secteur.
Mathieu Burniat, une présence artistique majeure
La présence belge à cette édition a été marquée par la participation de Mathieu Burniat, auteur et illustrateur reconnu de la scène contemporaine francophone, lauréat en 2025 du Prix Atomium du BD Comic Strip Festival de Bruxelles pour Et soudain le futur.
Son invitation s’inscrivait dans la volonté de la Foire de mettre en avant des auteurs contemporains capables de mélanger innovation narrative, réflexion scientifique et exploration des formats graphiques actuels.
Tout au long du week-end, Mathieu Burniat a participé à un programme dense d’activités illustrant la diversité des formats proposés par la Foire et son ancrage à la fois professionnel et grand public. L’ensemble des activités auxquelles il a participé, la rencontre publique comme les séances de dédicace, s’est articulé autour de l’ouvrage Furiosa, qu’il a illustré.
L’ensemble des séances de dédicace a affiché complet, avec la vente de tous les exemplaires disponibles.
Un marché du livre en croissance en Espagne
Le marché du livre en Espagne confirme sa vitalité et son importance stratégique. En 2025, il a atteint un chiffre d’affaires d’environ 1,25 milliard d’euros, en croissance de près de 3,8 % par rapport à l’année précédente. Les ventes se sont stabilisées autour de 76 millions d’exemplaires, confirmant une dynamique positive malgré un léger ralentissement du rythme de croissance.
Cette évolution a consolidé la position de l’Espagne comme l’un des marchés éditoriaux les plus dynamiques d’Europe, mais également comme une porte d’entrée vers les marchés latino-américains, offrant un potentiel de diffusion considérable pour les acteurs européens du secteur.
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Dans le cadre de sa mission de soutien à l’internationalisation de l’enseignement supérieur et de la recherche, Wallonie-Bruxelles Campus, en collaboration avec le service des bourses de WBI, a récemment élargi son dispositif d’accueil aux bénéficiaires des bourses DOCT IN.
Dans le cadre de sa mission de soutien à l’internationalisation de l’enseignement supérieur et de la recherche, Wallonie-Bruxelles Campus, en collaboration avec le service des bourses de WBI, a récemment élargi son dispositif d’accueil aux bénéficiaires des bourses DOCT IN.
Après une première initiative réussie avec les boursiers Master IN à la fin du mois de novembre, un petit-déjeuner d’accueil à destination des boursiers en Doctorat IN s’est tenu le 9 avril. Cette rencontre conviviale a permis d’accueillir les doctorantes récemment arrivées en Fédération Wallonie‑Bruxelles et de leur offrir un premier espace d’échange et de mise en réseau.
Au‑delà de l’accueil institutionnel, cette matinée a également été l’occasion de réaliser plusieurs témoignages vidéo. Les doctorantes y partagent leur expérience de recherche en Fédération Wallonie‑Bruxelles, les spécificités de leur parcours doctoral ainsi que les motivations qui les ont conduites à choisir notre région pour mener leurs travaux scientifiques.
Ces contenus viendront alimenter les supports de communication de WBI et contribueront à renforcer l’attractivité de la Fédération Wallonie‑Bruxelles en matière de recherche. Ils illustrent concrètement la qualité de l’encadrement académique, la diversité des opportunités scientifiques offertes par les établissements de la Belgique francophone et leur rayonnement international.
Pour les boursiers, ces rencontres constituent une véritable plus‑value : elles favorisent leur intégration, encouragent le développement de leur réseau académique et professionnel, et participent à la constitution d’un réseau durable de doctorants et d’alumni internationaux liés à la Fédération Wallonie‑Bruxelles.
D’autres initiatives de ce type continueront à être organisées, afin de renforcer l’accueil des boursiers internationaux, de favoriser les échanges entre pairs et de valoriser durablement les parcours de recherche menés en Fédération Wallonie‑Bruxelles.
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Parmi les nombreux défis à relever pour faciliter le réemploi des matériaux de construction, un passage par la case "digitalisation" s’avère incontournable. Quels types de matériaux ou de structures sont disponibles et où ? En quelles quantités ? Et parfois même à quel prix ? Divers outils ont déjà été développés en ce sens en Suisse.
Parmi les nombreux défis à relever pour faciliter le réemploi des matériaux de construction, un passage par la case "digitalisation" s’avère incontournable. Quels types de matériaux ou de structures sont disponibles et où ? En quelles quantités ? Et parfois même à quel prix ? Divers outils ont déjà été développés en ce sens en Suisse. Les chercheurs, entrepreneurs et experts wallons et bruxellois qui ont récemment plongé durant quelques jours dans cet écosystème à Zürich, Fribourg et Lausanne grâce à WBI et GreenWin en ont découverts quelques-uns.
"L’inventaire Swiss-Inv en est un", indique Karin Sidler, directrice de Cirkla, la structure faîtière suisse du réemploi. Swiss-Inv permet d’identifier et d’inventorier les potentiels de réemploi des matériaux de construction dans le cadre de projets de rénovation ou de remplacement de bâtiments à l’échelle du pays.
"Notre outil Cirkla-Scan donne accès à l’offre nationale de matériaux de réemploi. Il regroupe les catalogues des plateformes et de ressourceries telles que Materiuum, Salza, Reuzi, Gruner et UseAgain", précise-t-elle. "Cette harmonisation de la structure de données vise à améliorer la communication entre les diverses plateformes existantes".
Avec un bémol toutefois. Pour que cela soit le plus efficace possible, il reste à résoudre plusieurs problèmes inhérents à ces divers inventaires : celui de la standardisation des ressources notamment. Ou encore la question des offres de matériaux de réemploi à venir. D’où tout l’intérêt, dans ce dernier cas, des recherches menées par la Professeure en ingénierie circulaire pour l’architecture Catherine De Wolf, de l’Ecole polytechnique fédérale de Zürich (ETHZ).
Croiser les bases de données avec Google Street View
Cette ingénieure-architecte, formée initialement à l’Université libre de Bruxelles et à la VUB, dirige désormais, en Suisse, un laboratoire de recherches sur l’innovation numérique au service de l’environnement du bâti circulaire. Son but : faciliter la réutilisation des matériaux de construction en traquant, dans les villes, les futurs "gisements" et en caractérisant leurs ressources potentielles. Pour ce faire, elle travaille notamment avec les images des rues, et donc des bâtiments, accessibles sur Google Street View.
"Nous pourrions passer en revue un à un tous les immeubles d’une ville", explique-t-elle. "Mais cela prend un temps fou. Je savais, depuis mon doctorat réalisé au MIT (le Massachussets Institute of Technology, aux Etats-Unis), grâce à une bourse d’excellence de WBI, que la numérisation nous réservait dans ce contexte une potentiel énorme".
"C’est de là qu’est né mon labo à l’ETHZ", dit-elle. "Nous commençons par regarder les données qui existent déjà. Les villes, par exemple, disposent souvent de beaucoup d’informations sur les dimensions et la localisation des bâtiments. On connaît leur nombre d’étages et d’autres informations du même genre. Nous "augmentons" ces informations avec des données visuelles, comme celle que nous pouvons retirer des images disponibles sur Google Street View."
Les balises métalliques comme signal
A ces données, la chercheuse vient ajouter des informations sur les types de matériaux éventuellement disponibles dans les bâtiments voués à la démolition ou pour lesquels il existe des projets de réaménagement.
En Suisse, l’identification des bâtiments pour lesquels des permis de rénovation ou de démolition-reconstruction sont demandés est relativement simple. A partir du moment où de tels projets existent pour un immeuble, celui-ci est garni de balises métalliques qui permettent au voisinage de découvrir, avant même le début des travaux, quel sera le gabarit de l’immeuble agrandi, transformé ou tout simplement (re)construit sur le site d’un bâtiment.
"Toutes ces informations nous permettent alors d’évaluer quels matériaux pourraient y être "minés" (récoltés) lors de la phase de déconstruction", précise la Pre De Wolf. "Les outils digitaux, y compris dans une certaine mesure l’intelligence artificielle (dont les informations demandent encore à être validées), permettent de mettre en relation les matériaux de réemploi disponibles avec de futurs chantiers. Et, déjà, de prévoir comment les adapter aux exigences de ces futurs chantiers. Les matériaux récupérés varient évidemment d’une source à l’autre. Ils ne sont pas forcément standardisés. Grâce aux outils numériques, nous pouvons espérer générer une espèce de cadastre de toutes les ressources existantes dans une ville en identifiant le nombre de fenêtres, de briques, de planchers disponibles. Avec cette numérisation, ces informations permettent également de définir si ces ressources vont être faciles à désassembler ou non, et donc faciliter, le cas échéant, le réemploi à une grande échelle."
Robotisation de la déconstruction
En marge de cet inventaire, l’équipe de la Pre De Wolf travaille aussi sur l’automatisation de la déconstruction en elle-même, avec des robots. "Mais là, il y a encore beaucoup de recherches à faire", dit-elle. "Les robots ont besoin d’un cadre très standardisé, très précis, avec peu de poussière pour pouvoir travailler au mieux. L’exact contraire de ce qu’est un chantier de démolition, lequel est évidemment poussiéreux, doté d’escaliers à monter, où il y a des matériaux lourds à extraire et à transporter, etc. Nous nous intéressons aussi à cette dimension."
Sans oublier l’alignement idéal entre un chantier de déconstruction et la récupération de matériaux de réemploi avec un chantier de construction proche. Le scénario idéal repose sur la proximité des deux chantiers et une coordination dans le temps étroite. Sinon, il faut aussi penser au stockage des matériaux de réemploi.
"En réalité, ce qui se passe souvent, c’est que les entreprises de déconstruction, qui sont des entreprises de démolition, vont rarement classer correctement les matériaux. Dans la pratique, cela signifie que la personne qui souhaite réemployer les matériaux gagne à être présente pour dire 'mettez-moi tel type de matériaux ou d’objets de telle manière sur une palette parce que cela facilitera ensuite le transport, etc.'", indique encore la Pre De Wolf.
Une chercheuse qui estime aussi que la question du stockage temporaire des éléments récupérés ne doit pas être éludée. Les chantiers de déconstruction/réemploi étant souvent loin d’être alignés dans le temps, malheureusement. Ecoutez ce qu’elle en dit dans le podcast ci-dessous.
Cet article est rédigé par Christian Du Brulle pour la plateforme Daily Science, dans le cadre d'une mission en Suisse organisée par le Service Recherche & Innovation de WBI.
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Le Festival du Film d'Istanbul propose des compétitions internationales et nationales, une rétrospective et une sélection de films contemporains, ainsi que des activités pour les professionnels du cinéma et le public.
Environ 130 longs métrages sont proposés et des invités et des professionnels du cinéma étrangers y sont accueillis.
Créé en 1982, le Festival international du film d'Istanbul est le plus important, le plus ancien et le plus influent festival de cinéma international de Turquie. En 2024, les organisateurs ont enregistré plus de 90.000 entrées.
En 2025, à partir de sa 44e édition, le Festival du film d'Istanbul a restructuré sa programmation afin de souligner son caractère international. La sélection officielle a été réorganisée et comprend désormais trois sections compétitives : la compétition internationale Tulipe d'or, la section Nouvelles Perspectives, réservée aux premiers ou deuxièmes longs métrages turcs, et la compétition de courts métrages.
Le festival a sélectionné le long-métrage belge francophone La dernière rive, réalisé par Jean-François Ravagnan. Ce documentaire habité explore les zones d’ombre autour de la mort de Pateh Sabally, un jeune Gambien filmé en pleine noyade à Venise en 2017, sans que personne ne lui vienne en aide.
Le Festival du Film d'Istanbul a lieu du 9 au 19 avril 2026.
Igor Dieryck est un créateur belge, diplômé de l'Académie royale des beaux-arts d'Anvers.
Et son parcours dans le milieu de la mode est déjà impressionnant.
En 2023, alors âgé de 24 ans, il est l’un des grands vainqueurs de la 38ème édition de l’incontournable Festival d’Hyères, avec sa collection unisexe “Yessir”. Sur les cinq prix dédiés à la mode, le designer belge en rafle trois : le Grand Prix du Jury Première Vision, le Prix décerné par Chanel et le Prix du Public de la ville d’Hyères.