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Festival du Film Francophone Les Œillades
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Adresse

Salle Arcé – Scène Nationale d’Albi-Tarn
Cinéma CGR Les Cordeliers
Cinéma CGR Le Lapérouse

Avec le soutien du Centre Wallonie-Bruxelles/Paris et de Wallonie-Bruxelles International, le focus Wallonie-Bruxelles 2025 se concentre sur des premiers films qui dénotent un cinéma en liberté !

Grâce à la Commission aux productions légères initiée par le Centre du Cinéma et de l’Audiovisuel, de jeunes cinéastes belges réalisent leur premier long métrage où la contrainte budgétaire renforce la créativité et suscite des formes sans doute plus radicales. 

C’est le cas de On vous croit de Charlotte Devillers et Arnaud Dufeys qui bouleverse tous les publics depuis la Berlinale 2025. Et cela a permis à la chef décoratrice Catherine Cosme de réaliser Sauvons les meubles, tourné en Occitanie. Dans une forme de production plus classique, Valéry Carnoy se révèle avec La Danse des renards, doublement primé à la Quinzaine des Cinéastes 2025.

Enfin, les Œillades rendent hommage à Emilie Dequenne (1981-2025) avec le film qui l’avait révélée et valu le Prix d’interprétation au Festival de Cannes 1999 : Rosetta de Jean-Pierre et Luc Dardenne. Incarner un personnage était pour elle « une question de vie ou de mort ». La puissance, l’énergie et la palette de son jeu d’actrice demeure une source d’inspiration pour les talents francophones.

Infos : https://cine-oeillades.fr/2025-29e-edition 


 

Contacts

Centre Wallonie-Bruxelles à Paris

Directrice du Centre Wallonie-Bruxelles à Paris

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8e Festival Films Courts de Dinan
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Adresse

Emeraude Cinémas - 4 Route de Dinard, 22100 Dinan - France
Théâtre Des Jacobins - 6 Rue de l’Horloge, 22104 Cedex, 22100 Dinan - France

𝗟𝗲 𝗙𝗲𝘀𝘁𝗶𝘃𝗮𝗹 𝗙𝗶𝗹𝗺𝘀 𝗖𝗼𝘂𝗿𝘁𝘀 𝗱𝗲 𝗗𝗶𝗻𝗮𝗻 𝘀𝗲 𝗱𝗲́𝘃𝗲𝗹𝗼𝗽𝗽𝗲 𝗲𝘁 𝘀’𝗲𝗻𝗿𝗶𝗰𝗵𝗶𝘁 𝗰𝗲𝘁𝘁𝗲 𝗮𝗻𝗻𝗲́𝗲 𝗱𝗲 𝘁𝗿𝗼𝗶𝘀 𝗷𝘂𝗿𝘆𝘀 (𝗼𝗳𝗳𝗶𝗰𝗶𝗲𝗹, 𝗽𝗿𝗲𝘀𝘀𝗲 𝗲𝘁 𝗲́𝘁𝘂𝗱𝗶𝗮𝗻𝘁𝘀), 𝗱’𝘂𝗻 𝘃𝗼𝗹𝗲𝘁 𝗗𝗶𝗻𝗮𝗻 𝗙𝗶𝗹𝗺 𝗣𝗿𝗼 𝗲𝘁 𝗱’𝘂𝗻 𝘃𝗼𝗹𝗲𝘁 𝗖𝗮𝗺𝗽𝘂𝘀 𝗾𝘂𝗶 𝗿𝗲́𝘂𝗻𝗶𝘁 𝘁𝗿𝗼𝗶𝘀 𝗲́𝗰𝗼𝗹𝗲𝘀 𝗱𝗲 𝗰𝗶𝗻𝗲́𝗺𝗮 𝗳𝗿𝗮𝗻𝗰𝗼𝗽𝗵𝗼𝗻𝗲𝘀 𝗱𝗼𝗻𝘁 𝗹’𝗜𝗡𝗦𝗔𝗦, 𝗿𝗲𝗽𝗿𝗲́𝘀𝗲𝗻𝘁𝗲́𝗲 𝗽𝗮𝗿 𝗖𝗮𝗽𝘂𝗰𝗶𝗻𝗲 𝗣𝗶𝗻𝗮𝘂𝗱 𝗲𝘁 𝘀𝗼𝗻 𝗳𝗶𝗹𝗺 𝗱𝗲 𝗳𝗶𝗻 𝗱’𝗲́𝘁𝘂𝗱𝗲𝘀 𝗦𝗔𝗡𝗚𝗨𝗜𝗡𝗘.

Le volet Pro propose durant deux journées des rencontres professionnelles thématiques avec notamment un échange entre deux directeurs de casting, l’un français, David Bertrand, l’autre belge, Sebastian Moradiellos. Le Centre Wallonie-Bruxelles/Paris propose une rencontre avec le cinéaste Olivier Smolders au sujet de l’utilisation de l’intelligence artificielle dans la créations des nouvelles images.

Enfin, la compétition officielle a sélectionné huit courts métrages belges francophones, dont plusieurs étaient en compétition au 33e Festival Le Court en dit long en juin dernier : Glute de Victor Ruprich-Robert, Brûlure douce de Jade Debeugny, Samia de Selma Alaoui & Bruno Tracq, Drosera de Boris Tilquin & Maud Carpentier et Super Eco de Guillaume Le Marre.

Avec le soutien de Wallonie-Bruxelles International.

Plus d'infos : https://www.festivalfilmscourts.fr/

Contacts

Centre Wallonie-Bruxelles à Paris

Directrice du Centre Wallonie-Bruxelles à Paris

10/11/2025
Alix Garin, Laure Winants et Alexe Poukine à Tokyo © Sébastien Jaffrédo
Alix Garin, Laure Winants et Alexe Poukine à Tokyo © Sébastien Jaffrédo

La fin du mois d’octobre au Japon a été un moment exceptionnel pour les arts visuels de Wallonie-Bruxelles, avec la venue de trois jeunes artistes wallonnes dont le talent était consacré par une invitation à trois festivals. La réalisatrice Alexe Poukine, invitée par le Tokyo International Film Festival (TIFF), la photographe Laure Winants, mise à l’honneur dans le cadre du mois de la photographie européenne de Tokyo (SEEEU) et l’autrice de romans graphiques Alix Garin, invitée au Festival de BD de Tokyo.

La fin du mois d’octobre au Japon a été un moment exceptionnel pour les arts visuels de Wallonie-Bruxelles, avec la venue de trois jeunes artistes wallonnes dont le talent était consacré par une invitation à trois festivals. La réalisatrice Alexe Poukine, invitée par le Tokyo International Film Festival (TIFF), la photographe Laure Winants, mise à l’honneur dans le cadre du mois de la photographie européenne de Tokyo (SEEEU) et l’autrice de romans graphiques Alix Garin, invitée au Festival de BD de Tokyo.

Alexe Poukine est venue présenter son premier long métrage de fiction, Kika, produit par Wrong Men, dans le cadre d’un focus sur le cinéma de Wallonie-Bruxelles organisé par le Tokyo International Film Festival (TIFF), principal festival de cinéma du Japon. Alors qu’aucun film belge majoritaire n’avait été sélectionné à ce festival depuis plusieurs années, ce ne sont pas moins de trois films FWB qui y ont été programmés cette année : outre Kika, Vitrival, premier long métrage de Noëlle Bastin et Baptiste Bogaert (Naoko Films) figurait également dans le focus Wallonie-Bruxelles, tandis que Mother (Entre Chien et Loup) était sélectionné en compétition. Une visibilité historique pour notre cinéma, due notamment aux efforts constants de WBImages dans ce sens.

De son côté, l’artiste visuelle Laure Winants confirme un parcours international remarquable avec son invitation au festival SEEEU, un événement créé à l’initiative de la Délégation de l’Union européenne à Tokyo. Son travail, à la croisée de la photographie expérimentale, des sciences de l’environnement et de la recherche sur les phénomènes invisibles, déjà largement exposé en Europe (Bruxelles, Paris, Londres, Vienne, Arles, entre autres), a suscité l’intérêt de Mutsuko Ota, co-curatrice du festival. Dans le cadre de cet événement, l’ambassade de Belgique à Tokyo a accueilli la soirée Auction for Ukraine, vente d’œuvres photographiques au profit des réfugiés ukrainiens au Japon, à laquelle Laure Winants a pris part en présentant son œuvre et en offrant trois de ses créations. Avec cette participation, qui s’ajoute à celles du Festival international de photographie d’Asama et de la Daegu Photo Biennale, l’Asie s’ouvre désormais au travail novateur et poétique de l’artiste.

Enfin, Alix Garin a entrepris une tournée japonaise débutée à Osaka le 13 octobre, au Pavillon belge de l’Exposition universelle. Elle y a rencontré le groupe des traducteurs de littérature belge francophone, notamment Eiko Suita, traductrice de son premier ouvrage Ne m’oublie pas, publié au Japon en 2023. Elle y a évoqué son travail et son dernier opus, Impénétrable, lauréat du prix du public à Angoulême cette année. Après une série d’événements, de signatures et de conférences dans les principales villes du Japon, dont un concert dessiné à l’ambassade de Belgique le 28 octobre, son périple s’est conclu au Festival de BD de Tokyo, dont la première édition s'est tenue les 1er et 2 novembre.

Trois femmes, trois disciplines, trois regards sur le monde : ce trio de talents incarne la diversité et la créativité de la culture de Wallonie-Bruxelles. Leur présence à Tokyo marque la vitalité et le rayonnement croissant de nos artistes en Asie et confirme la pertinence du travail mené par Wallonie-Bruxelles International pour tisser des liens durables entre les créateurs francophones et le public japonais.

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05/11/2025
Dr Cécile Goffaux, du centre de recherche agréé Cenaero © Christian Du Brulle
Dr Cécile Goffaux, du centre de recherche agréé Cenaero © Christian Du Brulle

Les scientifiques, les centres de recherche et les entreprises belges montrent un intérêt certain pour participer à un projet de recherche européen. En Wallonie, un des objectifs de la stratégie de spécialisation intelligente « S3 » du gouvernement vise précisément à un plus grand engagement des acteurs de la R&D régionale dans ces programmes.

Les scientifiques, les centres de recherche et les entreprises belges montrent un intérêt certain pour participer à un projet de recherche européen. En Wallonie, un des objectifs de la stratégie de spécialisation intelligente « S3 » du gouvernement vise précisément à un plus grand engagement des acteurs de la R&D régionale dans ces programmes.

Lors du Salon Pollutec, organisé à Lyon (France), un atelier de montage de projets européens francophones portait précisément sur cette thématique, plus spécifiquement dans les domaines de l’eau et de l’environnement.

Cela tombe bien ! Pollutec est un salon qui met en lumière l’ensemble des technologies, solutions et équipements dédiés à la prévention et au traitement de toutes les formes de pollution et agit pour la préservation de l’environnement et la mise en œuvre du développement durable.

Identifier et rencontrer de futurs partenaires

L’atelier de montage de projets en question était organisé par le service « Recherche et Innovation » de Wallonie-Bruxelles International, avec la complicité de l’Agence wallonne à l’exportation et aux investissements étrangers, mais aussi d’Auvergne-Rhône-Alpes Entreprises, le Cluster H2O,  l’IIS H2O, GreenWin, du Ministère chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et NCP Wallonie.

Très interactif, il a rassemblé des partenaires potentiels issus de Belgique, de France, de Suisse et du Québec. Outre les présentations d’acteurs issus des quatre pays, une bonne partie de la matinée a été consacrée à des discussions en tables rondes, avec de potentiels partenaires, autour de thématiques transversales.

« Pour la soixantaine de participants, l’intérêt de cette rencontre est de faire connaissance à travers une série de premières présentations, de premiers pitches et d’identifier de premiers intérêts potentiels », explique Adrien Sellez, conseiller scientifique et académique de WBI en France. « Après ces premiers échanges, place aux discussions plus poussées avec les tables rondes spécifiques, animées par des experts français, suisses, belges, québécois. »

Démystifier les financements européens

A quoi faut-il s’attendre quand on souhaite se lancer dans un projet de recherche européen ? Comment préparer son dossier ? Et comment bien présenter ses atouts ? Où trouver des partenaires à l’étranger ? Quel instrument de financement viser ?

Les questions sont multiples ! Elles n’effraient pas la Dr Goffaux. Son Centre de recherche agréé, Cenaero, est un acteur expérimenté dans de tels projets. Il a été impliqué dans plus de 40 de ces projets menés dans le cadre des programmes européens FP6, FP7, Horizon 2020 et Horizon Europe. Cenaero a également assuré la coordination de sept de ces projets. Le centre est actuellement impliqué dans plusieurs projets, notamment dans le programme Clean Aviation et dans le cluster 4 d’Horizon Europe.

Son expérience en la matière est donc précieuse. Elle la partage volontiers avec nous. Un échange à bâtons rompus et très concret. Un échange teinté d’optimisme.

Découvrez le podcast

Audio file

Article et podcast réalisés par Christian Du Brulle pour la plateforme Daily Science.

 

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03/11/2025

Sunday Charmers, c’est d’abord l’histoire de deux frères, Étienne et Florian Donnet. Très vite, ils sont rejoints par Bastien, Thomas et Alexandre. 

Après deux premiers albums dans une veine indie-pop/rock, Sunday Charmers sort Grandblue, un troisième album mature, décomplexé et inspiré. Le groupe bruxellois plonge dans une mélancolie assumée et lumineuse, réhabilitant cette émotion ambivalente souvent réduite à la tristesse ou au vague à l’âme. 

29/10/2025
Source : Daily Science
Source : Daily Science

L’eau souterraine n’a jamais été aussi stratégique, que ce soit pour la transition énergétique, la résilience urbaine ou la qualité environnementale. Le développement de Traqua, une spin-off de l’UNamur, avec son positionnement de niche, en atteste.

L’eau souterraine n’a jamais été aussi stratégique, que ce soit pour la transition énergétique, la résilience urbaine ou la qualité environnementale. Le développement de Traqua, une spin-off de l’UNamur, avec son positionnement de niche, en atteste.

L’entreprise a participé dernièrement au salon bisannuel Pollutec, à Lyon. À ce rendez-vous incontournable pour les entreprises innovantes dans le secteur de l’environnement, sa présence était une évidence. Sa spécialité n’est autre que le traçage hydrogéologie, l’étude de la dynamique des eaux souterraines.

« Ce salon, c’est l’occasion de rencontrer des partenaires, de montrer ce qu’on fait dans des contextes très variés, et de sortir du cadre purement académique », explique Sofie De Volder, venue représenter Traqua à Pollutec, avec une vaste délégation wallonne. Pas moins de 60 acteurs des « cleantechs » wallonnes avaient fait le déplacement grâce à une étroite collaboration entre l’Awex,  WBI, le Cluster H2O et GreenWin.

Un outil propre et une expertise globale

« Au début de nos activités, une part importante du chiffre d’affaires provenait de la location du dispositif Stream mis au point par Amaël Poulain, dans le cadre de son doctorat. Il s’agit d’une sonde de traçage des flux hydrogéologiques », précise Mme De Volder. « Une cinquantaine de ces dispositifs sont d’ailleurs toujours disponibles, pour quelques semaines ou quelques mois. Ils peuvent être envoyés dans toute l’Europe, voire plus loin, suivant l’intérêt de nos clients. Des contrats de location ponctuelle ont ainsi été signés avec l’Espagne. Même le secteur minier en Australie serait intéressé. »

Aujourd’hui, la location de ces équipements est cependant devenu une activité marginale pour Traqua. « Ce qui fonctionne réellement bien, ce sont les services complets que nous proposons à nos clients », souligne Sofie De Volder. « Cela passe par des études de terrain, le déploiement de nos dispositifs, la récolte de données et leur interprétation. C’est dans ce cocktail de compétences que réside notre valeur ajoutée. »

Partout où il y a des écoulements

Depuis trois ans, Traqua a donc fortement diversifié ses domaines d’intervention. Historiquement ancrée dans les projets liés à la protection des eaux souterraines et à la qualité environnementale, l’entreprise intervient désormais dans des secteurs très techniques : géothermie, carrières, infrastructures souterraines ou encore études de risques karstiques. Bref, partout où des écoulements peuvent avoir un impact sur l’environnement et les activités humaines.

« En géothermie, par exemple, si on injecte de l’eau pour la réchauffer et qu’on la retrouve très vite en sortie, cela veut dire que le système recycle le liquide trop rapidement. C’est mauvais pour la performance, et cela nécessite des ajustements », souligne la représentante de l’entreprise wallonne.

Autre exemple, à Bruxelles, Traqua est intervenue sur les chantiers du métro, où le creusement de tunnels dans des nappes phréatiques impose une stabilisation par congélation du sol. Le comportement de l’eau est alors un facteur critique. La spin-off wallonne a ainsi modélisé localement les vitesses d’écoulement, permettant d’ajuster les volumes d’azote liquide utilisés pour « geler » le sol et maintenir la stabilité des parois. Ce savoir-faire intéresse aujourd’hui Anvers, où un projet similaire est en discussion.

Une expertise sollicitée en Belgique et à l’étranger

Outre la Belgique, Traqua regarde aussi vers l’international. D’où sa présence à Lyon. La France est d’ailleurs son premier marché étranger, avec des projets de géothermie de moyenne profondeur. Le Royaume-Uni est également un pays stratégique, notamment en raison de l’intérêt croissant pour la géothermie minière, un domaine où le savoir-faire local s’est étiolé. « On nous demande des prestations en Écosse, par exemple, sur d’anciens sites industriels ou miniers pollués. Les connaissances du terrain existent, mais la capacité d’analyse y a disparu. »

Parallèlement, l’entreprise poursuit ses travaux dans le secteur des carrières, notamment en Wallonie, où les exploitants cherchent à mieux comprendre l’impact de leur activité sur les nappes phréatiques.

Un retour à l’environnement après les inondations de 2021

Depuis les inondations de juillet 2021, la Wallonie impose une étude hydrologique préalable à tout permis de construire en zone inondable. Traqua s’est rapidement positionnée sur ce créneau : modélisation des ruissellements, capacité d’infiltration, impact des aménagements sur les flux pluviaux… Ces études, moins techniques que la géothermie, occupent néanmoins une part importante de leur activité actuelle. « C’est une forme de retour à l’environnemental pur, mais avec un vrai besoin sur le terrain, et un impact direct sur la sécurité des populations », conclut Sofie De Volder.

Article écrit par Christian Du Brulle pour la plateforme Daily Science.


 

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28/10/2025
Mme Clarisse LOCOGE, Présidente de la Fédération francophone de Karaté et arts martiaux associes, M. Jean-François Pakula, Délégué général Wallonie-Bruxelles au Sénégal et M. Mouhamed El Moctar DIOP, Président de la Fédération sénégalaise de Karaté et disciplines associées ©️ DGWB Sénégal
Mme Clarisse LOCOGE, Présidente de la Fédération francophone de Karaté et arts martiaux associes, M. Jean-François Pakula, Délégué général Wallonie-Bruxelles au Sénégal et M. Mouhamed El Moctar DIOP, Président de la Fédération sénégalaise de Karaté et disciplines associées ©️ DGWB Sénégal

Le Président de la Fédération sénégalaise de Karaté et disciplines associées (FSKDA), M. Mouhamed El Moctar DIOP et son homologue de la Fédération francophone de Karaté et arts martiaux associes (FFKAMA), Mme Clarisse LOCOGE, ont signé le vendredi 24 octobre 2025 à la Délégation générale Wallonie-Bruxelles au Sénégal, un accord-cadre de partenariat.

Le Président de la Fédération sénégalaise de Karaté et disciplines associées (FSKDA), M. Mouhamed El Moctar DIOP et son homologue de la Fédération francophone de Karaté et arts martiaux associes (FFKAMA), Mme Clarisse LOCOGE, ont signé le vendredi 24 octobre 2025 à la Délégation générale Wallonie-Bruxelles au Sénégal, un accord-cadre de partenariat.

Présidée par le Délégué général Wallonie-Bruxelles, M. Jean-François Pakula, cette cérémonie concrétise la mise en contact de ces deux organisations en septembre 2024 avec l’appui de l’Administration générale du Sport à la Fédération Wallonie-Bruxelles.

A travers cet accord, le FFKAMA et la FSKDA conviennent de soutenir le développement du sport en général et du karaté en particulier, à préserver la mission de promotion de la paix et des valeurs morales et éthiques du sport. 

Les deux parties conviennent aussi de communiquer et de coopérer pour la mise en pratique des principes de fair-play à tous les niveaux des activités sportives et à condamner toute forme de discrimination raciale.

Le FSKDA et la FFKAMA entendent favoriser le développement des échanges d'athlètes entre eux pour la participation à des compétitions et entraînements bilatéraux et multilatéraux, ainsi que l'échange d'officiels, d'entraîneurs, de juges, d'experts et de scientifiques pour leur participation à des séminaires, cours et des conseils, ainsi que des réunions sur des sujets de karaté.

Notons que les deux présidents de fédération ont choisi de signer cet accord à la Délégation générale Wallonie-Bruxelles en reconnaissance de ses missions d’accompagnement de la coopération entre la Belgique francophone et le Sénégal en général et pour son rôle particulier de mise en relation des deux organisations.  

Le Délégué général s’est réjoui de ce nouveau partenariat en saluant le pragmatisme des deux présidents et a évoqué les perspectives d’accompagnement de leurs actions par WBI.

Les discussions ont également porté sur les valeurs des arts martiaux notamment la non-violence, le respect, la discipline et la confiance en soi ainsi que sur les règles d’arbitrage du karaté. Ces qualités humaines que confère la pratique du karaté ont justifié le changement de calendriers scolaires afin d’intégrer la discipline dans le cursus dans certains établissements scolaires en Belgique.

S’agissant des Jeux olympiques de la Jeunesse (JOJ) à Dakar en 2026, le karaté devrait figurer parmi les 10 épreuves de démonstration, la discipline étant retirée des compétitions olympiques du fait, selon le Comité international olympique (CIO), de son manque de valeur de divertissement et d’attirance vis-à-vis du public jeune.

Notons enfin l’appui conséquent de la Chine au Sénégal dans le cadre des JOJ avec le sponsoring de ses entreprises, la réalisation d’infrastructures abritant les compétitions et le soutien à la préparation des jeunes sportifs sénégalais par des stages de préparation en Chine.

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28/10/2025
Le Programme Pilote d'Enseignement du Français en région a été lancé au collège Pablo Neruda de Valparaíso. Cette initiative vise à promouvoir l'apprentissage de la langue française au Chili, le multilinguisme et la diversité culturell
Le Programme Pilote d'Enseignement du Français en région a été lancé au collège Pablo Neruda de Valparaíso. Cette initiative vise à promouvoir l'apprentissage de la langue française au Chili, le multilinguisme et la diversité culturell

Le Programme Pilote d'Enseignement du Français en région a été lancé au collège Pablo Neruda de Valparaíso. Cette initiative vise à promouvoir l'apprentissage de la langue française au Chili, le multilinguisme et la diversité culturelle, en créant de nouvelles opportunités pour les élèves des écoles des Services Locaux de l’Éducation Publique de Magallanes (extrème-sud), Valparaíso (centre) et Licancabur (extrème-nord).

Le Programme Pilote d'Enseignement du Français en région a été lancé au collège Pablo Neruda de Valparaíso. Cette initiative vise à promouvoir l'apprentissage de la langue française au Chili, le multilinguisme et la diversité culturelle, en créant de nouvelles opportunités pour les élèves des écoles des Services Locaux de l’Éducation Publique de Magallanes (extrème-sud), Valparaíso (centre) et Licancabur (extrème-nord). Parmi les 200 élèves des six établissements qui bénéficieront du programme, certains ont assisté à la cérémonie avec leurs familles. 

La Représentation Wallonie-Bruxelles au Chili a le plaisir d'annoncer la collaboration à cette nouvelle initiative en faveur de l'enseignement du français au Chili. Cette initiative, menée par l'Ambassade de France et l'Institut français, bénéficie de notre participation enthousiaste en tant que représentation francophone.

Wallonie-Bruxelles International apportera son soutien tant sur le plan financier que dans le cadre d'activités de promotion de la francophonie.

Cet événement a réuni des représentants du Service local de l'éducation publique et du ministère chilien de l'Éducation, l'Ambassadeur de Belgique Christian de Lannoy et l'Ambassadeur de France Cyrille Rogeau, ainsi que la Représentante de l’OIF pour les Amériques Zahra Kamil Ali, l’attachée de Programme à la Représentation de l’OIF pour les Amériques Sabine Mengue Abessolo et la Représentante Wallonie Bruxelles au Chili Martine Leclercq.

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21/10/2025
Le festival OFF d'Avignon au Théâtre des Doms ©️ J. Van Belle - WBI
Le festival OFF d'Avignon au Théâtre des Doms ©️ J. Van Belle - WBI

Avignon, c’est une histoire de mots dans l’air du soir, de lieux historiques et d’autres renouvelés, des passions d’un été et de toutes les années. Avignon, c’est une fête de Théâtre qui se déploie depuis maintenant presque 80 ans dans l’espace et dans le temps. L’espace et le temps d’un festival, mais aussi l’espace et le temps des festivaliers, des revendications et des histoires. Évocation, cru 2025.

Avignon, c’est une histoire de mots dans l’air du soir, de lieux historiques et d’autres renouvelés, des passions d’un été et de toutes les années. Avignon, c’est une fête de Théâtre qui se déploie depuis maintenant presque 80 ans dans l’espace et dans le temps. L’espace et le temps d’un festival, mais aussi l’espace et le temps des festivaliers, des revendications et des histoires. Évocation, cru 2025.

« Je suis toi dans les mots ». C’est par cette phrase de Mahmoud Darwich que Tiago Rodrigues, directeur du Festival d’Avignon, ouvrait sa 79e édition, le 5 juillet dernier. Un festival qui invitait l’arabe par les mots, l’espace des corps par la danse et les temps du monde par sa diversité de fonds et formes. Un festival pour se glisser dans d’autres vies, d’autres lieux et d’autres temporalités que les nôtres.

Car le festival, depuis les presque 80 ans qu’il existe, bouleverse pour tous les spectateurs, d’un jour, de toujours, professionnels ou passionnels, le rapport à l’espace et au temps. Et particulièrement cette année, pendant les 22 jours, 300 représentations et 42 spectacles de la programmation du IN. D’abord, il y a, depuis trois ans, cette langue invitée, qui se glisse au festival, s’imposant à chaque début de représentation, après le français et l’anglais, rappelant de ne prendre aucune photo et d’éteindre son téléphone. Une langue qui dessine les contours d’un espace et d’un temps précis. Cette année, la langue arabe nous emmenait, nous spectateurs, loin d’Avignon et de son effervescence théâtrale.

D’abord parce que choisir l’arabe dans nos temps politiquement secoués, en pleine crise au Proche Orient, c’est oser l’irruption d’un réel espace-temps de douleurs, mais aussi d’espoirs, dans un quotidien festivalier souvent confortable – le pire inconfort étant le peu de place pour les jambes dans les gradins de la carrière Boulbon, les toilettes sèches au cloître des Carmes, le début d’un spectacle différé suite à un souci technique pour Israël et Mohamed, le malaise d’une spectatrice nécessitant l’interruption du Sommet de Marthaler… Bref, l’inconfort luxueux. Et là-dedans, surgit cette langue. Cette langue comme mille pays et territoires qui nous semblent lointains, mais se rapprochent par le pouvoir de mots et de sensibilité autres.

Parmi les spectacles qui mettaient à l’honneur la langue arabe, et, avec elle, un processus de travail, un abord du théâtre différents, il y avait le sublime When I saw the sea. Dans une lumière crue qui bouleverse la noirceur, trois éthiopiennes immigrées au Liban racontent leur calvaire, prisonnières là-bas du système Kafala. Un système qui prive totalement de liberté le personnel de maison des libanais nantis. Les trois femmes interprètent leur propre histoire, la disent, la vivent, la dansent, accompagnées au plateau par deux musiciens. Elles sont sublimes de vérité, droiture et exigence théâtrales. « En septembre dernier, je tentais de fuir les bombardements israéliens sur Beyrouth avec ma famille vers un abri », confiait en début de festival Ali Chahrour au quotidien Libération. « Autour de moi, des travailleuses migrantes erraient dans les rues après avoir été laissées totalement seules par leurs employeurs qui avaient fui la guerre. Sans argent, sans passeport. Terrorisées, elles n’avaient nulle part où aller. Sur la corniche de Beyrouth, face à la mer, elles se sont regroupées. Au milieu de ce drame, une femme souriait. Elle disait: ‘C’est la première fois que je vois la mer au Liban!’. Elle était si heureuse dans cette tragédie, si vivante ! C’est avec ces femmes, celles de la plage, d’autres aussi qui sont parvenues à se libérer du Kafala et militent depuis pour son abolition, que j’ai monté mon spectacle ». Un spectacle qui recrée un espace, réel et vivant, un espace de libération et de parole, d’actes et de corps. Un espace sublime et lumineux, malgré la douleur du parcours. Un espace qui persistera longtemps après qu’on ait quitté la salle de la FabricA où se jouait le spectacle.

Toujours en plein dans le monde arabe, les sœur et frère tunisiens Selma et Sofiane Ouissi portent au plateau un hommage dansé à la technique ancestrale des potières de la ville de Sejnane en Tunisie. Leur Laaroussa Quartet est un quatuor de gestes précis mimant ceux des potières, exécutés par des danseuses formées par le duo, vidéo des potières en écran de fond, violon dissonant et chants originaux, pour un ballet en force et sensibilité qui raconte ces femmes et leur résistance sublime. Et un espace se recrée alors, dans la même FabricA, celui de la complicité de ces femmes, celui d’un savoir ancestral, celui d’une rencontre, d’une fabrication. Celui d’un ailleurs, qui transporte le temps de ce quartet gesticulé certainement, mais avec douceur. Radouan Mriziga souhaitait quant à lui, avec Magec/The Desert, évoquer la force du désert marocain, dans les danses mêlant hip hop et contemporain de ses quatre interprètes: masques et objets folkloriques, une DJ masquée en fond de scène, effets IA sur lune dressée en surplomb de plateau, danses de groupe ou soli, un ensemble qui vaut le détour. Et puis, il y a le magistral Every-bodyknowswhat-tomorrow-brings-and-weallknow-what-happened-yesterday, du belgo-tunisien Mohamed Toubakri. Un spectacle qui invite l’arabe en mots, ceux de l’artiste tunisienne Essia Jaïbi, poésie réflexive projetée sur le mur de fond. Lui, Mohamed, performera une heure durant, glissant sans cesse de l’exigence de la danse classique à la liberté technique du hip hop. L’espace ouvert par ce spectacle hors norme, hors du temps, hors des frontières, invite à réfléchir à nos corps, qui disent l’identité, l’histoire, le lieu. Le tout enrobé de costumes simples mais évocateurs, invitant le spectateur dans un lieu que le danseur interroge par le corps.

Aujourd'hui et maintenant

L’espace-temps, c’est également une notion que Tiago Rodrigues, directeur du festival, proposait de scruter, inventer, interroger, à l’aune de nos crises planétaires, avec son touchant La Distance. La distance, c’est celle qui sépare un père - sublime Adama Diop, acteur fidèle du directeur- et sa fille de plateau - profonde Alison Dechamps. Tous les deux ne se comprennent plus, ou plus vraiment. Et ce n’est pas le gouffre entre la Terre, où est resté le père, et Mars, où a décidé de s’exiler la fille pour y mener une existence différente, réinventée, loin des délires du Monde, qui est à l’origine de cette distance. La distance est philosophiquement temporelle, entre un père tourné vers les souvenirs et une fille radicalement demandeuse d’un demain qui change, parfois au prix d’énormes sacrifices, ceux de ses souvenirs en particulier. Touchant, réflexif, déroutant dans ses interrogations, La Distance nous emmène loin et proche à la fois, sur le plateau tournant de la scénographie, sur le plateau tournant de nos sentiments face au monde et ses géographies de sensibles complexes.

Ce monde parfois immonde était le sujet d’un autre espace-temps, celui que Mette Ingvarsten propose avec son Delirious Night. Dans la cour du lycée Saint Joseph, ses danseurs affrontaient, sous les néons pseudo-guinguette et aux sons percussifs d’une batterie entêtante, une soirée qui s’étire entre débauches, extases et sentiments de peur, d’horreur. Et les spectateurs de voyager dans un espace de fête perdue - celui de notre contemporain ? - le temps suspendu du spectacle.

L'espace des temps

Mais le Festival d’Avignon ne serait rien sans ses espaces historiques. Retour dans le passé, en 1947, quand René Char et Christian Zervos proposent à Jean Vilar de mettre en scène Meurtre dans la cathédrale, de T.S. Eliott, dans la cour d’honneur du Palais des Papes, alors que Zervos, critique d’art, organiserait une exposition d’art moderne dans la chapelle du même palais. Palais des papes, meurtre en cathédrale. C'est trop pour Vilar qui accepte à moitié : il mettra en scène dans ce décor fastueux (et ô combien piégeux) la tragédie shakespearienne Richard II et La Terrasse de midi de Clavel. Le festival - appelé Semaine d’art en Avignon dans ses premiers temps - est né, vive le festival. Et vive cette cour d’honneur complexe, qui en a vu plus d’un se casser les dents sur la scénographie qu’elle impose. Mais, en réalité, la « Cour », c’est aussi un décorum. C’est faire la file devant un monument impressionnant. C’est se perdre dans les dédales des coursives des immenses gradins. C’est arriver à sa place, et être - que ce soit la première ou la vingtième fois - impressionné par ce décor d’Histoire et d’histoires. C’est avoir cette sensation de partage unique. Cette année, celle qui se collait la première à la Cour, ce fut Marlene Monteiro Freitas, avec son Nôt, inspiration (très très) libre des Contes de Mille et Une nuit. Un spectacle (qui semble) long et qui, nous glisse-t-on, fut raccourci durant ses représentations avignonnaises. Un spectacle, nous dit-on encore en off, qui aurait souffert du rabais des finances qui lui furent attribuées, le nombre de danseurs en scène étant réduit. Un spectacle qui présentait un pan de décor inutilisé, en fond de scène, laissant essentiellement l’avant-scène dans sa largeur être exploitée par les danseuses et danseurs à l’esthétique grandguignolesque et grimaçante reconnaissable de la chorégraphe. On attend impatiemment que tout soit rassemblé dans un espacetemps moins rituellement imposant pour profiter pleinement du déploiement de la qualité de travail de cette passionnante et foisonnante artiste cap-verdienne. Chez nous, ce sera l’été prochain.

Temps perdus

Puis quand on pense histoire du festival, on ne peut pas ne pas revenir sur un de ses slogans historiques : « La nuit, les pierres, le spectacle et le rêve ». Mais aujourd’hui, le rêve du présent est malheureusement devenu cauchemar, et au sein des pierres s’invitent les revendications des temps, les rêves sont souvent appel pressant d’un futur apaisé. Ainsi, dans cette même cour d’honneur, on a pu applaudir un hommage émouvant à la chanteuse Oum Kalthoum. La Voix des Femmes se voulait pont entre passé et présent, pour adoucir ce dernier des espoirs d’hier, ailleurs. Au cloitre des Carmes, c’est Le Procès Pelicot, qui a foudroyé la ville lorsqu’il se tenait en son tribunal, que Milo Rau adaptait en lecture au casting multiforme et brillant (Ariane Ascaride interprétait Gisèle Pelicot). Un moment suspendu et bouleversant qui tentait de perpétuer la volonté de Gisèle Pelicot, celle de faire changer la honte de camp, en montrant, disant, témoignant. Autre espace, celui hors des murs, hors de la ville, ce tiers-lieu investi de plus en plus au fil des ans par le festival et qui s’est réinventé, dans les fourrés, militant écologique avec l’adaptation du Prélude de Pan de Giono par Clara Hedouin (le spectacle avait été présenté en ouverture de saison du National à Marchin, l’an dernier, ndlr). Passer de l’espace des spectateurs à celui des témoins, des visionnaires du présent, des acteurs du futur, dire et redire et refaire pour que les temps demain soient changement. Voici, aussi, la force de l’espace-temps renouvelé de ce Festival d’Avignon et de ses champs de batailles de mots.

De temps en temps

Et puis, au Festival d’Avignon, il y a le temps. Le temps qui s’écoule, vite ou moins vite selon les affinités que l’on a avec le spectacle que l’on voit. Les aficionados pouvaient cette année découvrir ou redécouvrir les huit heures du Soulier de Satin, qui après avoir conquis la cour d’honneur en 1987 dans la mise en scène de Vitez, illuminait cette année la même cour, entracte toutes les heures et demie, dans la mise en scène « Comédie Française » d’Eric Ruf. De quoi traverser le Temps et les temps.

Des Temps qui cette année, pour une fois, se conjuguaient au même temps pour le IN et le OFF, ces deux derniers marchant main dans la main aux mêmes dates, filant tout le mois de juillet pareillement, du 5 au 26 pour être précise. Un presque mois où l’on pouvait ainsi courir d’un cloître à un minuscule théâtre, de la Cour d’honneur à la cour des Doms ou de la Manufacture. Le temps pour tous, spectacles sélectionnés du IN ou artistes (parfois) mercenaires du OFF, spectateurs en commun, était le même.

Les lieux belges

Et puis évidemment, dans le OFF, il y a cet espace-temps si particulier pour nous, les Belges. Le Théâtre des Doms. Un îlot de théâtre noir-jaune-rouge au pied du rocher du même nom, à flanc de palais. La vitrine à l’année de la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) est en effet un fief, un navire nouvellement dirigé par Sandrine Bergot succédant à Alain Cofino Gomez. Sandrine souhaite imposer la présence du lieu à l’année, en partenariat avec les structures culturelles avignonnaises. Ancrer la belgitude en Avignon, la mâtinant de l’existant - on pense notamment à cette collaboration historique renouvelée avec l’AJMI. Pour ce qui était du festival de cette année, Sandrine a souhaité mélanger les temporalités, puisqu’elle a accueilli tant des créations toutes neuves que des spectacles qui ont déjà tourné en FWB, histoire de leur offrir une nouvelle vie, ailleurs, plus loin. Ainsi, on a pu (ré)appplaudir La Sœur de Jésus Christ (à guichet fermé dès le troisième jour), Fast (notre coup de cœur du festival, spectacle documenté, enlevé et habité sur la fast fashion), Annette, sa gouaille et son histoire de vie libre et libérée ou La Fracture, danse de vidéos familiales du corps, des mots et des dessins de Yasmina Yahiatène autour d’un alcoolisme paternel douloureusement mêlé de guerre d’Algérie.

Entre autres productions. Le Théâtre Episcène – autre fief noir-jaune-rouge dont on vous avait parlé dans un numéro précédent, ndlr - fédérait les foules autour de sa belgitude. S’y jouait notamment la délicate Cabane d’Alexandra Kollontaï et les décalés Lundis (de l’humour) Belge(s), succession chaque lundi de comiques différents du Plat Pays.

Mais Avignon, c’est enfin le manque de temps et de don d’ubiquité pour pouvoir tout voir. Et écrire un article sur Avignon, c’est le manque de temps et d’espace pour pouvoir parler de tout. On aurait voulu pouvoir s’épancher encore sur la carrière de Boulbon, site excentré et magique, exploité depuis l’historique Mahabharata de Peter Brook (1985), écrin cette année du Brel de Solal Mariotte et Anne Teresa De Keersmaeker (ATDK). Le lieu imprimait ses courbes et ses pierres acérées aux projections du Nord de notre mer, embrassées par la danse des deux interprètes pantomimiques. On aurait voulu dire les rires qui suspendaient le temps pour le public, têtes blondes et lunettes de vue confondues, deux temps qui n’en faisaient plus qu’un devant le génial Fusées de Jeanne Candel, notre coup de cœur du IN. Un spectacle tout public, deux cosmonautes, une intelligence artificielle en chair et en os, une pianiste et… beaucoup plus. On aurait voulu pouvoir transmettre le sublime hommage/ règlement de comptes jubilatoire et ultra-sensible de Mohamed El Khatib et Israel Galvan à leurs pères – Israel et Mohamed. Tour de force, suspens de temps au cloître des Carmes, incursion de l’Andalousie et du Maghreb, humour corrosif (Mohamed) et virtuosité grimaço-dansée (Israel) pour une heure et demie de spectacle sur le fil des émotions. On aurait voulu raconter cette Lettre de Milo Rau, tournant son histoire, oscillant entre passé et présent, réalité et fiction, de village en village en décentralisation hors Avignon.

On aurait aussi voulu souligner que le temps peut s’effacer, même et peut-être surtout devant du théâtre documentaire, des deux heures trente du brillant Affaires Familiales d’Emilie Rousset, condensé de douleurs du monde judiciaire quand il doit défendre les délicates affaires, incestes, enlèvements d’enfants, adoptions par couple homosexuel, refus de rapports dans un couple… On aurait adoré dire le voyage mordant du duo Jans et Lander avec Coin Operated, mini-bout de soirée en chevauchée chorégraphiée sur deux canassons de manège blanc immaculé, mis en mouvement par les euros glissés par les spectateurs dans le monnayeur. On aurait voulu être là encore et partout où nous n’avons pas pu. On aurait voulu pouvoir raconter tout ça et plus encore.

Mais si c’était justement ça, Avignon et son festival ? Un temps et un espace particuliers, qui en concentrent mille et mille encore, d’espaces et de temps. Tant et si bien qu’il est ce que le théâtre est le plus, un temps et un espace qui se diffractent, en autant de spectateurs et d’expériences, en autant de chemins de visionnage, de sensations et d’émotions. Parce que vivre Avignon, c’est une aventure multiple, qui explose la réalité en prisme de sensations… qui durent longtemps et ailleurs après que le rideau se baisse sur la dernière édition. Et qui pousse à envisager autrement l’espace et le temps. Ce qui nous fait dire : Avignon est terminé, vive(ment) Avignon 80e moisson. Pour (encore) plus d’espaces et de temps, forcément!

Prospero New

Le 13 juillet, en amont du spectacle Mami, soutenu par le réseau et qui se jouera à Liège durant cette saison, se déroulait à Avignon la conférence de presse du réseau Prospero New (New European Wave), anciennement Prospero (fondé en 2006). Tiago Rodrigues, directeur du Festival, et Serge Rangoni, directeur du Théâtre de Liège, présidaient cette dernière. Le Festival d’Avignon rejoint le réseau, dans un souci d’efficacité renforcée. En effet, intégrer à la structure des événements internationaux et ouverts tels les festivals ne peut qu’être bénéfique à la circulation des spectacles. Le réseau est soutenu par la Commission européenne jusqu’en 2028 et compte 19 théâtres et festivals européens. L’objectif affirmé de la structure est de soutenir, en diffusions, coproductions, résidences et mentorats, jusqu’à 200 artistes européens. Y participent : le Théâtre de Liège (à la coordination), le Festival Temorada Alta (Espagne), le Centre culturel de Belem (Portugal), l’Ivan Zajc Croatian National Theatre (Croatie), le Dublin Theatre Festival (Irlande), l’Emilia Romagna Teatro Fondazione (Italie), le Göteborg Dance and Theatre Festival (Suède), le Festival d’Avignon (France), l’Ivan Franko National Academic Drama Theatre (Ukraine), l’Ivan Kaunas National Drama Theatre (Lituanie), le National Theatre Prague (République Tchèque), le NT Gent (Belgique), l’Onassis Stegi (Grèce), le Powszechny Theatre (Pologne), la Schaubühne am Lehniner Platz (Allemagne), le Sibiu International Theatre Festival (Roumanie), le Tbilisi International Theatre Festival (Georgie) et le Wiener Festwochen (Autriche). Autant de pays et de structures pour faire rayonner l’art et agrandir les territoires et les temporalités.

Article écrit par Isabelle Plumhans pour la Revue W+B n°169.

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15/10/2025
Le film "Amal" de Jawad Rhalib couronné meilleur long-métrage par le public au Festival LGBTIQA+ Movilh à Santiago (Chili)
Le film "Amal" de Jawad Rhalib couronné meilleur long-métrage par le public au Festival LGBTIQA+ Movilh à Santiago (Chili)

Le cinéma belge francophone était présent au Festival LGBTIQA+ Movilh avec le film Amal, de Jawad Rhalib, couronné meilleur long-métrage par le public, à Santiago (Chili). La présence de ce film au festival a été rendue possible grâce à la Représentation Wallonie-Bruxelles au Chili, qui l’a présenté lors de la cérémonie d’ouverture.

Le cinéma belge francophone était présent au Festival LGBTIQA+ Movilh avec le film Amal, de Jawad Rhalib, couronné meilleur long-métrage par le public, à Santiago (Chili). La présence de ce film au festival a été rendue possible grâce à la Représentation Wallonie-Bruxelles au Chili, qui l’a présenté lors de la cérémonie d’ouverture.

Pour sa XVIIe édition, 34 films en provenance de 8 pays ont été présentés entre le 7 et 12 octobre au Centre Culturel de l’Espagne et la Cinémathèque nationale du Chili.

Le film Amal de Jawad Rhalib porte sur l’impact du fanatisme religieux dans l’éducation laïque. Il raconte l'histoire d'une professeure de lycée et d'une élève soupçonnée d'être lesbienne, qui subit des harcèlements physiques, verbaux et cybernétiques de la part de membres de leur communauté éducative influencés par un islam radicalisé dans un lycée bruxellois.

Ce long métrage aborde avec sensibilité les questions d’identité, d’acceptation et de droits LGBTIQA+. Amal témoigne non seulement de la richesse du cinéma francophone belge, mais aussi de son engagement en faveur de la diversité et des droits humains. L’obtention du prix du public comme meilleur long métrage au festival  Movilh en est une belle preuve !

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