Résidence de Céline Cuvelier à la Cité Internationales des Arts à Paris
Adresse
L'association Françoise pour l'œuvre contemporaine en société, dite Françoise, accueille du 5 janvier au 27 mars 2026, à la Cité Internationale des Arts à paris, l'artiste belge Céline Cuvelier. Elle est lauréate, avec Sarah Feuillas, de l'appel à candidatures du programme de résidence dédié à l'exploration des liens entre art, société et psychiatrie initié par Françoise et la Cité Internationale des Arts.
Genèse du programme de résidence
Depuis 2015, l’association Françoise contribue à inscrire les pratiques artistiques contemporaines au cœur de la cité, dans une dynamique d’ouverture et d’inclusion de l’altérité. Ses projets, expositions, résidences, collaborations avec des institutions de soin et des associations interrogent les rapports entre art, mémoire, vulnérabilité et transmission.
Pour Françoise, ce projet s’inscrit dans la continuité de collaborations avec des lieux tels que le Museum Dr. Guislain (Gand, Belgique), dédié à l’histoire de la psychiatrie et à l’art brut, et de la programmation de la Fondation Francès.
L’art est le témoin de la vie psychique : il y trouve sa source, parfois son sujet. Il en reflète les trouvailles mais aussi les conflits, les déséquilibres ou les manques. Le programme propose un espace d’expérimentation et de dialogue, favorisant un changement de point de vue sur les pratiques et un temps d’élaboration collective.
La résidence à Paris de Céline Cuvelier constitue avant tout un temps de recherche consacré aux deux projets qu’elle a déjà amorcés : l’un portant sur l’infanticide commis par des mères, l’autre sur la surmédicalisation dans le domaine de la santé mentale.
Au cours de ses dix années de travail en prison en tant qu’intervenante artistique, elle a eu l’occasion de rencontrer différentes femmes ayant commis des infanticides. Elle questionne ainsi la manière dont ces femmes sont perçues par la société, la figure du monstre social, les différents terrains socio-économiques dont elles proviennent, leurs profils psychiatriques et la manière dont la société et la justice les condamnent.
Par ailleurs, elle questionne la médication comme seule réponse à une société traversant des crises et une politique de résolution "de type pansement sur une plaie ouverte". La normalisation de l’usage d’une médication psychoactive, la focalisation sur l’individu "défaillant" plutôt que sur le contexte délétère ayant créé le trouble l’interrogent.
Pendant sa résidence, Céline Cuvelier sera accompagnée par Albertine de Galbert, curatrice et psychologue clinicienne. Ce mentorat scientifique et artistique est essentiel pour structurer le projet et les ateliers artistiques qui seront mis en place avec les patients.
Rencontres et ateliers
- 14 janvier 2026 : rencontre avec les étudiants en psychologie du programme Positive Psychology & Wellbeing du California State University San Marcos
- 2 ateliers par mois avec Albertine de Galbert
- Plusieurs rencontres avec des professionnels de la culture et des chercheurs en psychologie et le milieu carcéral à confirmer.
Visites
- Visite de l’exposition "Tenter l’art pour soigner - À l’hôpital psychiatrique de Blida-Joinville dans les années 1960" à l’Institut du Monde Arabe.
- Visite du Musée d’Art et d’Histoire de l’Hôpital Sainte‑Anne (MAHHSA) et son exposition.
Diffusion
- Partage et diffusion en ligne de la résidence en continu
- Mi-mars : Open Studio à la Cité internationale des arts et table-ronde