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Event

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Adresse

Théâtre Varia - Rue du Sceptre 78, 1050 Ixelles

A l’occasion de la Journée internationale de la Francophonie, la Fédération Wallonie-Bruxelles, Wallonie-Bruxelles International et la Représentation de l’Organisation Internationale de la Francophonie auprès de l’Union européenne organisent le spectacle Vibrations francophones – Voix en partage, le 17 mars 2026 à 20h au Théâtre Varia à Bruxelles, en partenariat avec le collectif bruxellois Slameke.

Chaque année, la Francophonie rassemble des Etats et gouvernements autour d’une langue commune et d’engagements partagés : solidarité, paix, démocratie, respect des droits de l’Homme, développement durable, promotion de la diversité culturelle et linguistique. A Bruxelles, au cœur des institutions européennes, cette célébration prend une résonance particulière. Elle rappelle que le français est à la fois un outil de dialogue international et un espace vivant de création.

A travers Vibrations francophones – Voix en partage, la Fédération Wallonie-Bruxelles, Wallonie-Bruxelles International et l’Organisation internationale de la Francophonie mettent en lumière cette dimension à la fois institutionnelle et artistique. La Francophonie ne se limite pas aux instances politiques, elle s’incarne dans des voix, des écritures, des rythmes et des imaginaires qui circulent d’un continent à l’autre.

La soirée réunira trois artistes qui illustrent la vitalité des expressions francophones contemporaines.

Lisette Lombé, figure majeure de la scène littéraire belge, explore dans son œuvre les identités multiples, les héritages, les luttes sociales et les dynamiques de transmission. Artiste engagée, poétesse nationale, elle fait de la poésie un espace d’émancipation et de rencontre. Sur scène, sa parole se déploie avec intensité, entre puissance et vulnérabilité. Elle rappelle que la langue française peut être un lieu de réflexion autant qu’un levier d’action.

Le duo Z&T, composé de Zouz et T.A., développe un univers artistique à la croisée du rap, de la musique et de la création sonore. Leur travail explore la force du langage lorsqu’il devient rythme, matière et présence. Entre tension et énergie, leurs textes questionnent les fractures intimes et collectives, les aspirations et les incertitudes d’une génération en mouvement. Sur scène, leur complicité donne naissance à une performance immersive où la voix dialogue avec les textures sonores. Avec Z&T, la Francophonie s’affirme comme un espace d’expérimentation et de renouvellement des formes artistiques.

La scène accueillera également Elea, finaliste du concours "Playground" de Tarmac (RTBF). Représentante d’une nouvelle génération du rap belge francophone, elle construit un univers personnel, direct et assumé. A travers ses textes, elle affirme la liberté de tracer son propre chemin artistique. Son parcours témoigne du dynamisme des scènes urbaines francophones et de leur capacité à toucher un public large, au-delà des frontières.

En réunissant ces trois propositions, Vibrations francophones – Voix en partage met en lumière la richesse d’un espace linguistique partagé qui traverse les continents. La Francophonie s’y révèle comme un réseau de coopérations mais aussi comme un laboratoire culturel où se croisent influences, accents et sensibilités.

La soirée offrira un moment privilégié d’échange entre artistes, représentants, partenaires internationaux et publics, dans un esprit d’ouverture et de dialogue.

Le 17 mars 2026, au Théâtre Varia, la Francophonie se donnera à entendre et à ressentir : une langue partagée, des voix singulières, une scène ouverte sur le monde.

Soirée gratuite sur réservation (dans la limite des places disponibles).

Teaser de la soirée

Contacts

Département Francophonie

Coopération et partenariats - Budget - Cheffe de service

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Adresse

Québec, Canada

Pour la onzième année consécutive, le festival Phoque Off revient enflammer la ville de Québec. Prônant l’inclusivité musicale et les genres musicaux alternatifs, ce festival a été créé en réponse à l’évènement Rideau et se déroule en même temps que ce dernier.

Dates et lieux : 

  • 13 au 21 février 2026
  • Dans diverses salles de spectacles et salles de diffusion alternatives de Québec

Nouveauté 2026 : 

Le nombre de vitrines double pour offrir la possibilité à deux fois plus d’artistes de venir présenter leurs productions. Parmi les grands noms québécois, canadiens, américains, britanniques, suisses et français, trois formations belges francophones seront également présentes.

Artistes belges à ne pas manquer

Le talu - 17 février à 20h40 au Pantoum: 

L’artiste trans non-binaire basé·e à Bruxelles emmènera son public dans son univers immersif, entre rap digital, post trip hop, ASMR érotique et pop triste. Incontournable de la musique alternative queer belge, le talu a déjà offert plusieurs concerts et a remporté le premier prix du concours Du F dans le texte 2024, organisé par le Conseil de la Musique et le Botanique. En juin 2024, le talu a sorti son premier album, tuning contre la sadness, en collaboration avec la productrice et compositrice Maïa Blondeau.

Jean-Paul Groove - 15 février à 21h30 au Pantoum : 

Avec le départ de Jeremy Debuysschere, le groupe, composé encore de Nils Hilhorst et Denis Baeten, connaîtra un renouveau en accueillant prochainement un nouveau membre dont le nom n’est pas encore sorti. Évoluant dans un univers entre funk, disco et électro, les artistes bruxellois ont sorti un EP en février 2024 intitulé Violent Party Music. Leur musique, garantie sans machine ni intelligence artificielle, joue sur les effets produits par la basse, la guitare, et la batterie. 

Nsangu - 18 février à 22h40 à l’Anti : 

Originaire de Liège et installée à Bruxelles, Nsangu consacre son temps à la musique et au théâtre. Issue d’une famille congolaise, c’est son oncle qui l’a initiée à la neo-soul, lui faisant découvrir des icônes telles qu’Erykah Badu, Jill Scott et Sade. Elle a ensuite élargi ses horizons en tombant sous le charme des chanson française de Charles Aznavour, découvrant ainsi toute la richesse de la chansson française.  Alliant sa passion pour le théâtre et la musique, Nsangu a développé un style qu'elle qualifie d' « Expressif », imprégné d’une vitalité contagieuse. Sa voix, puissante et délicate cherche à toucher les sens de manière profonde et intense. Nsangu ne se contente pas de chanter ; elle incarne véritablement les personnages de ses interprétations, livrant des concerts où l'émotion de sa voix se mêle à la force de son interprétation, captivant le public à chaque performance. 


Plus d'infos 

Voir l'image Œuvre de Chaïm Kaliski ©️ Chaïm Kaliski
Œuvre de Chaïm Kaliski ©️ Chaïm Kaliski
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Adresse

Hôtel de Saint-Aignan - 71, rue du Temple, 75003 Paris

Cette première exposition monographique en France consacrée à Chaïm-Charles Kaliski (1929-2015) rassemble 120 dessins, photographies et archives. Elle met en lumière le parcours d'un artiste singulier, à jamais marqué par la Shoah. Double graphique de l'auteur, "Jim d'Etterbeek" est au cœur d'une œuvre monumentale sur l'Occupation à Bruxelles, constituée de plus de cinq mille dessins.

Aîné de quatre enfants, Chaïm Kaliski naît à Bruxelles en 1929 entre la gare du Midi et les abattoirs, dans une famille juive polonaise. Son père, Abraham, est maroquinier, sa mère, Fradla, couturière. L’occupation de la Belgique en mai 1940 bouleverse leur existence. Après avoir fui en France devant l’avancée de la Wehrmacht, les Kaliski reviennent dans la capitale belge, faute de ressources. Commence alors une survie qui tient du miracle puisqu’ils échappent aux contrôles, aux dénonciations et à la grande rafle du quartier juif de Cureghem, le 3 septembre 1942. Mais Abraham est arrêté le 12 février 1944. Fradla parvient alors à placer ses plus jeunes enfants et se cache avec Chaïm, jusqu’à la Libération en septembre 1944.

Pour Chaïm, la vie s’arrête le jour de l’arrestation de son père, dont il revivra le traumatisme toute son existence. C’est à l’âge de soixante ans, en 1989, sur les conseils de sa sœur Sarah, elle-même artiste peintre, qu’il entreprendra de dessiner leur histoire, à laquelle il se consacrera pendant dix-huit années, produisant des milliers de dessins.

Le trait, au premier abord enfantin, n’en est pas moins sûr : scènes d’arrestations, de rafles qui obsèdent l’artiste, resté à jamais "enfant caché", marqué par la peur et l’angoisse liées aux images imprimées sur sa rétine. Essentiellement tracées à l’encre de Chine, ces scènes déchirantes allient le texte et l’image. Elles consistent en des dessins "très sonores", qui évoquent les cris d’épouvante, les hurlements, le bruit des moteurs des camions ou le cliquetis des armes lors des rafles, formant un tourbillon auquel s’ajoutent des refrains récurrents, telles d’obsédantes litanies. Le lecteur découvre une communauté juive en voie d’anéantissement à travers les conversations entre le père de l’artiste et les connaissances qu’il croise lors de ses déambulations.

Les dessins réalisés par Chaïm Kaliski constituent la chronique bouleversante d’une enfance juive et un témoignage d’une infinie précision sur les juifs bruxellois sous l’Occupation. Parfait exemple d’art brut, son œuvre est celle d’un homme hypermnésique, doté d’une immense culture historique, et d’un artiste encore méconnu en France.

L’exposition, qui a bénéficié de prêts exceptionnels du Musée juif de Belgique, est accompagnée d’une rencontre à l’auditorium et de visites guidées.

Plus d'infos

Infos pratiques

  • Tarif plein : 13€
  • Tarif réduit : 9€ (18-25 ans non résidents européens, familles nombreuses)
  • Gratuit pour les Amis du mahJ, les moins 18 ans. les 18-25 ans résidents UE. Voir les autres gratuités
  • Gratuit pour tous le premier samedi du mois, d’octobre à juin

Réservation conseillée