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Pour la onzième année consécutive, le festival Phoque Off revient enflammer la ville de Québec. Prônant l’inclusivité musicale et les genres musicaux alternatifs, ce festival a été créé en réponse à l’évènement Rideau et se déroule en même temps que ce dernier.
Dates et lieux :
- 13 au 21 février 2026
- Dans diverses salles de spectacles et salles de diffusion alternatives de Québec
Nouveauté 2026 :
Le nombre de vitrines double pour offrir la possibilité à deux fois plus d’artistes de venir présenter leurs productions. Parmi les grands noms québécois, canadiens, américains, britanniques, suisses et français, trois formations belges francophones seront également présentes.
Artistes belges à ne pas manquer
Le talu - 17 février à 20h40 au Pantoum:
L’artiste trans non-binaire basé·e à Bruxelles emmènera son public dans son univers immersif, entre rap digital, post trip hop, ASMR érotique et pop triste. Incontournable de la musique alternative queer belge, le talu a déjà offert plusieurs concerts et a remporté le premier prix du concours Du F dans le texte 2024, organisé par le Conseil de la Musique et le Botanique. En juin 2024, le talu a sorti son premier album, tuning contre la sadness, en collaboration avec la productrice et compositrice Maïa Blondeau.
Jean-Paul Groove - 15 février à 21h30 au Pantoum :
Avec le départ de Jeremy Debuysschere, le groupe, composé encore de Nils Hilhorst et Denis Baeten, connaîtra un renouveau en accueillant prochainement un nouveau membre dont le nom n’est pas encore sorti. Évoluant dans un univers entre funk, disco et électro, les artistes bruxellois ont sorti un EP en février 2024 intitulé Violent Party Music. Leur musique, garantie sans machine ni intelligence artificielle, joue sur les effets produits par la basse, la guitare, et la batterie.
Nsangu - 18 février à 22h40 à l’Anti :
Originaire de Liège et installée à Bruxelles, Nsangu consacre son temps à la musique et au théâtre. Issue d’une famille congolaise, c’est son oncle qui l’a initiée à la neo-soul, lui faisant découvrir des icônes telles qu’Erykah Badu, Jill Scott et Sade. Elle a ensuite élargi ses horizons en tombant sous le charme des chanson française de Charles Aznavour, découvrant ainsi toute la richesse de la chansson française. Alliant sa passion pour le théâtre et la musique, Nsangu a développé un style qu'elle qualifie d' « Expressif », imprégné d’une vitalité contagieuse. Sa voix, puissante et délicate cherche à toucher les sens de manière profonde et intense. Nsangu ne se contente pas de chanter ; elle incarne véritablement les personnages de ses interprétations, livrant des concerts où l'émotion de sa voix se mêle à la force de son interprétation, captivant le public à chaque performance.
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Cette première exposition monographique en France consacrée à Chaïm-Charles Kaliski (1929-2015) rassemble 120 dessins, photographies et archives. Elle met en lumière le parcours d'un artiste singulier, à jamais marqué par la Shoah. Double graphique de l'auteur, "Jim d'Etterbeek" est au cœur d'une œuvre monumentale sur l'Occupation à Bruxelles, constituée de plus de cinq mille dessins.
Aîné de quatre enfants, Chaïm Kaliski naît à Bruxelles en 1929 entre la gare du Midi et les abattoirs, dans une famille juive polonaise. Son père, Abraham, est maroquinier, sa mère, Fradla, couturière. L’occupation de la Belgique en mai 1940 bouleverse leur existence. Après avoir fui en France devant l’avancée de la Wehrmacht, les Kaliski reviennent dans la capitale belge, faute de ressources. Commence alors une survie qui tient du miracle puisqu’ils échappent aux contrôles, aux dénonciations et à la grande rafle du quartier juif de Cureghem, le 3 septembre 1942. Mais Abraham est arrêté le 12 février 1944. Fradla parvient alors à placer ses plus jeunes enfants et se cache avec Chaïm, jusqu’à la Libération en septembre 1944.
Pour Chaïm, la vie s’arrête le jour de l’arrestation de son père, dont il revivra le traumatisme toute son existence. C’est à l’âge de soixante ans, en 1989, sur les conseils de sa sœur Sarah, elle-même artiste peintre, qu’il entreprendra de dessiner leur histoire, à laquelle il se consacrera pendant dix-huit années, produisant des milliers de dessins.
Le trait, au premier abord enfantin, n’en est pas moins sûr : scènes d’arrestations, de rafles qui obsèdent l’artiste, resté à jamais "enfant caché", marqué par la peur et l’angoisse liées aux images imprimées sur sa rétine. Essentiellement tracées à l’encre de Chine, ces scènes déchirantes allient le texte et l’image. Elles consistent en des dessins "très sonores", qui évoquent les cris d’épouvante, les hurlements, le bruit des moteurs des camions ou le cliquetis des armes lors des rafles, formant un tourbillon auquel s’ajoutent des refrains récurrents, telles d’obsédantes litanies. Le lecteur découvre une communauté juive en voie d’anéantissement à travers les conversations entre le père de l’artiste et les connaissances qu’il croise lors de ses déambulations.
Les dessins réalisés par Chaïm Kaliski constituent la chronique bouleversante d’une enfance juive et un témoignage d’une infinie précision sur les juifs bruxellois sous l’Occupation. Parfait exemple d’art brut, son œuvre est celle d’un homme hypermnésique, doté d’une immense culture historique, et d’un artiste encore méconnu en France.
L’exposition, qui a bénéficié de prêts exceptionnels du Musée juif de Belgique, est accompagnée d’une rencontre à l’auditorium et de visites guidées.
Infos pratiques
- Tarif plein : 13€
- Tarif réduit : 9€ (18-25 ans non résidents européens, familles nombreuses)
- Gratuit pour les Amis du mahJ, les moins 18 ans. les 18-25 ans résidents UE. Voir les autres gratuités
- Gratuit pour tous le premier samedi du mois, d’octobre à juin
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L'exposition d'Amélie Bouvier invite à une exploration visuelle et conceptuelle du ciel et du cosmos, à travers une série d'œuvres inspirées par les représentations passées et présentes de l'univers. Qu'elles proviennent de la science, de la mythologie, de la culture populaire ou des archives médiatiques, ces images parlent de ce qui est lointain, inaccessible, mais profondément chargé de désir, d'ambition et de croyance.
À travers le prisme du dessin et de la construction d’images, ce travail interroge les récits que l’humanité projette dans les étoiles : les mythes fondateurs, les grandes utopies technologiques, les fantasmes d’exploration ou encore les peurs collectives.
En articulant recherche iconographique, travail graphique et réflexion critique, Amélie Bouvier met en lumière les tensions entre observation scientifique et projection symbolique, entre savoir et imaginaire, entre le visible et l’invisible.
Au sein de la salle d’exposition, l’artiste Amélie Bouvier vous invite à glisser un mot dans la table aux milles étoiles. À la fin de l’exposition, vos témoignages lui seront envoyés pour être valorisés dans une prochaine création.
- Du 16 janvier au 25 avril 2026
- Entrée libre
- Mardi et vendredi 13h-18h30 et Mercredi, jeudi et samedi 10h-12h/13h-18h30