Avignon, espace-temps transcendant
Avignon, c’est une histoire de mots dans l’air du soir, de lieux historiques et d’autres renouvelés, des passions d’un été et de toutes les années. Avignon, c’est une fête de Théâtre qui se déploie depuis maintenant presque 80 ans dans l’espace et dans le temps. L’espace et le temps d’un festival, mais aussi l’espace et le temps des festivaliers, des revendications et des histoires. Évocation, cru 2025.
« Je suis toi dans les mots ». C’est par cette phrase de Mahmoud Darwich que Tiago Rodrigues, directeur du Festival d’Avignon, ouvrait sa 79e édition, le 5 juillet dernier. Un festival qui invitait l’arabe par les mots, l’espace des corps par la danse et les temps du monde par sa diversité de fonds et formes. Un festival pour se glisser dans d’autres vies, d’autres lieux et d’autres temporalités que les nôtres.
Car le festival, depuis les presque 80 ans qu’il existe, bouleverse pour tous les spectateurs, d’un jour, de toujours, professionnels ou passionnels, le rapport à l’espace et au temps. Et particulièrement cette année, pendant les 22 jours, 300 représentations et 42 spectacles de la programmation du IN. D’abord, il y a, depuis trois ans, cette langue invitée, qui se glisse au festival, s’imposant à chaque début de représentation, après le français et l’anglais, rappelant de ne prendre aucune photo et d’éteindre son téléphone. Une langue qui dessine les contours d’un espace et d’un temps précis. Cette année, la langue arabe nous emmenait, nous spectateurs, loin d’Avignon et de son effervescence théâtrale.
D’abord parce que choisir l’arabe dans nos temps politiquement secoués, en pleine crise au Proche Orient, c’est oser l’irruption d’un réel espace-temps de douleurs, mais aussi d’espoirs, dans un quotidien festivalier souvent confortable – le pire inconfort étant le peu de place pour les jambes dans les gradins de la carrière Boulbon, les toilettes sèches au cloître des Carmes, le début d’un spectacle différé suite à un souci technique pour Israël et Mohamed, le malaise d’une spectatrice nécessitant l’interruption du Sommet de Marthaler… Bref, l’inconfort luxueux. Et là-dedans, surgit cette langue. Cette langue comme mille pays et territoires qui nous semblent lointains, mais se rapprochent par le pouvoir de mots et de sensibilité autres.
Parmi les spectacles qui mettaient à l’honneur la langue arabe, et, avec elle, un processus de travail, un abord du théâtre différents, il y avait le sublime When I saw the sea. Dans une lumière crue qui bouleverse la noirceur, trois éthiopiennes immigrées au Liban racontent leur calvaire, prisonnières là-bas du système Kafala. Un système qui prive totalement de liberté le personnel de maison des libanais nantis. Les trois femmes interprètent leur propre histoire, la disent, la vivent, la dansent, accompagnées au plateau par deux musiciens. Elles sont sublimes de vérité, droiture et exigence théâtrales. « En septembre dernier, je tentais de fuir les bombardements israéliens sur Beyrouth avec ma famille vers un abri », confiait en début de festival Ali Chahrour au quotidien Libération. « Autour de moi, des travailleuses migrantes erraient dans les rues après avoir été laissées totalement seules par leurs employeurs qui avaient fui la guerre. Sans argent, sans passeport. Terrorisées, elles n’avaient nulle part où aller. Sur la corniche de Beyrouth, face à la mer, elles se sont regroupées. Au milieu de ce drame, une femme souriait. Elle disait: ‘C’est la première fois que je vois la mer au Liban!’. Elle était si heureuse dans cette tragédie, si vivante ! C’est avec ces femmes, celles de la plage, d’autres aussi qui sont parvenues à se libérer du Kafala et militent depuis pour son abolition, que j’ai monté mon spectacle ». Un spectacle qui recrée un espace, réel et vivant, un espace de libération et de parole, d’actes et de corps. Un espace sublime et lumineux, malgré la douleur du parcours. Un espace qui persistera longtemps après qu’on ait quitté la salle de la FabricA où se jouait le spectacle.
Toujours en plein dans le monde arabe, les sœur et frère tunisiens Selma et Sofiane Ouissi portent au plateau un hommage dansé à la technique ancestrale des potières de la ville de Sejnane en Tunisie. Leur Laaroussa Quartet est un quatuor de gestes précis mimant ceux des potières, exécutés par des danseuses formées par le duo, vidéo des potières en écran de fond, violon dissonant et chants originaux, pour un ballet en force et sensibilité qui raconte ces femmes et leur résistance sublime. Et un espace se recrée alors, dans la même FabricA, celui de la complicité de ces femmes, celui d’un savoir ancestral, celui d’une rencontre, d’une fabrication. Celui d’un ailleurs, qui transporte le temps de ce quartet gesticulé certainement, mais avec douceur. Radouan Mriziga souhaitait quant à lui, avec Magec/The Desert, évoquer la force du désert marocain, dans les danses mêlant hip hop et contemporain de ses quatre interprètes: masques et objets folkloriques, une DJ masquée en fond de scène, effets IA sur lune dressée en surplomb de plateau, danses de groupe ou soli, un ensemble qui vaut le détour. Et puis, il y a le magistral Every-bodyknowswhat-tomorrow-brings-and-weallknow-what-happened-yesterday, du belgo-tunisien Mohamed Toubakri. Un spectacle qui invite l’arabe en mots, ceux de l’artiste tunisienne Essia Jaïbi, poésie réflexive projetée sur le mur de fond. Lui, Mohamed, performera une heure durant, glissant sans cesse de l’exigence de la danse classique à la liberté technique du hip hop. L’espace ouvert par ce spectacle hors norme, hors du temps, hors des frontières, invite à réfléchir à nos corps, qui disent l’identité, l’histoire, le lieu. Le tout enrobé de costumes simples mais évocateurs, invitant le spectateur dans un lieu que le danseur interroge par le corps.
Aujourd'hui et maintenant
L’espace-temps, c’est également une notion que Tiago Rodrigues, directeur du festival, proposait de scruter, inventer, interroger, à l’aune de nos crises planétaires, avec son touchant La Distance. La distance, c’est celle qui sépare un père - sublime Adama Diop, acteur fidèle du directeur- et sa fille de plateau - profonde Alison Dechamps. Tous les deux ne se comprennent plus, ou plus vraiment. Et ce n’est pas le gouffre entre la Terre, où est resté le père, et Mars, où a décidé de s’exiler la fille pour y mener une existence différente, réinventée, loin des délires du Monde, qui est à l’origine de cette distance. La distance est philosophiquement temporelle, entre un père tourné vers les souvenirs et une fille radicalement demandeuse d’un demain qui change, parfois au prix d’énormes sacrifices, ceux de ses souvenirs en particulier. Touchant, réflexif, déroutant dans ses interrogations, La Distance nous emmène loin et proche à la fois, sur le plateau tournant de la scénographie, sur le plateau tournant de nos sentiments face au monde et ses géographies de sensibles complexes.
Ce monde parfois immonde était le sujet d’un autre espace-temps, celui que Mette Ingvarsten propose avec son Delirious Night. Dans la cour du lycée Saint Joseph, ses danseurs affrontaient, sous les néons pseudo-guinguette et aux sons percussifs d’une batterie entêtante, une soirée qui s’étire entre débauches, extases et sentiments de peur, d’horreur. Et les spectateurs de voyager dans un espace de fête perdue - celui de notre contemporain ? - le temps suspendu du spectacle.
L'espace des temps
Mais le Festival d’Avignon ne serait rien sans ses espaces historiques. Retour dans le passé, en 1947, quand René Char et Christian Zervos proposent à Jean Vilar de mettre en scène Meurtre dans la cathédrale, de T.S. Eliott, dans la cour d’honneur du Palais des Papes, alors que Zervos, critique d’art, organiserait une exposition d’art moderne dans la chapelle du même palais. Palais des papes, meurtre en cathédrale. C'est trop pour Vilar qui accepte à moitié : il mettra en scène dans ce décor fastueux (et ô combien piégeux) la tragédie shakespearienne Richard II et La Terrasse de midi de Clavel. Le festival - appelé Semaine d’art en Avignon dans ses premiers temps - est né, vive le festival. Et vive cette cour d’honneur complexe, qui en a vu plus d’un se casser les dents sur la scénographie qu’elle impose. Mais, en réalité, la « Cour », c’est aussi un décorum. C’est faire la file devant un monument impressionnant. C’est se perdre dans les dédales des coursives des immenses gradins. C’est arriver à sa place, et être - que ce soit la première ou la vingtième fois - impressionné par ce décor d’Histoire et d’histoires. C’est avoir cette sensation de partage unique. Cette année, celle qui se collait la première à la Cour, ce fut Marlene Monteiro Freitas, avec son Nôt, inspiration (très très) libre des Contes de Mille et Une nuit. Un spectacle (qui semble) long et qui, nous glisse-t-on, fut raccourci durant ses représentations avignonnaises. Un spectacle, nous dit-on encore en off, qui aurait souffert du rabais des finances qui lui furent attribuées, le nombre de danseurs en scène étant réduit. Un spectacle qui présentait un pan de décor inutilisé, en fond de scène, laissant essentiellement l’avant-scène dans sa largeur être exploitée par les danseuses et danseurs à l’esthétique grandguignolesque et grimaçante reconnaissable de la chorégraphe. On attend impatiemment que tout soit rassemblé dans un espacetemps moins rituellement imposant pour profiter pleinement du déploiement de la qualité de travail de cette passionnante et foisonnante artiste cap-verdienne. Chez nous, ce sera l’été prochain.
Temps perdus
Puis quand on pense histoire du festival, on ne peut pas ne pas revenir sur un de ses slogans historiques : « La nuit, les pierres, le spectacle et le rêve ». Mais aujourd’hui, le rêve du présent est malheureusement devenu cauchemar, et au sein des pierres s’invitent les revendications des temps, les rêves sont souvent appel pressant d’un futur apaisé. Ainsi, dans cette même cour d’honneur, on a pu applaudir un hommage émouvant à la chanteuse Oum Kalthoum. La Voix des Femmes se voulait pont entre passé et présent, pour adoucir ce dernier des espoirs d’hier, ailleurs. Au cloitre des Carmes, c’est Le Procès Pelicot, qui a foudroyé la ville lorsqu’il se tenait en son tribunal, que Milo Rau adaptait en lecture au casting multiforme et brillant (Ariane Ascaride interprétait Gisèle Pelicot). Un moment suspendu et bouleversant qui tentait de perpétuer la volonté de Gisèle Pelicot, celle de faire changer la honte de camp, en montrant, disant, témoignant. Autre espace, celui hors des murs, hors de la ville, ce tiers-lieu investi de plus en plus au fil des ans par le festival et qui s’est réinventé, dans les fourrés, militant écologique avec l’adaptation du Prélude de Pan de Giono par Clara Hedouin (le spectacle avait été présenté en ouverture de saison du National à Marchin, l’an dernier, ndlr). Passer de l’espace des spectateurs à celui des témoins, des visionnaires du présent, des acteurs du futur, dire et redire et refaire pour que les temps demain soient changement. Voici, aussi, la force de l’espace-temps renouvelé de ce Festival d’Avignon et de ses champs de batailles de mots.
De temps en temps
Et puis, au Festival d’Avignon, il y a le temps. Le temps qui s’écoule, vite ou moins vite selon les affinités que l’on a avec le spectacle que l’on voit. Les aficionados pouvaient cette année découvrir ou redécouvrir les huit heures du Soulier de Satin, qui après avoir conquis la cour d’honneur en 1987 dans la mise en scène de Vitez, illuminait cette année la même cour, entracte toutes les heures et demie, dans la mise en scène « Comédie Française » d’Eric Ruf. De quoi traverser le Temps et les temps.
Des Temps qui cette année, pour une fois, se conjuguaient au même temps pour le IN et le OFF, ces deux derniers marchant main dans la main aux mêmes dates, filant tout le mois de juillet pareillement, du 5 au 26 pour être précise. Un presque mois où l’on pouvait ainsi courir d’un cloître à un minuscule théâtre, de la Cour d’honneur à la cour des Doms ou de la Manufacture. Le temps pour tous, spectacles sélectionnés du IN ou artistes (parfois) mercenaires du OFF, spectateurs en commun, était le même.
Les lieux belges
Et puis évidemment, dans le OFF, il y a cet espace-temps si particulier pour nous, les Belges. Le Théâtre des Doms. Un îlot de théâtre noir-jaune-rouge au pied du rocher du même nom, à flanc de palais. La vitrine à l’année de la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) est en effet un fief, un navire nouvellement dirigé par Sandrine Bergot succédant à Alain Cofino Gomez. Sandrine souhaite imposer la présence du lieu à l’année, en partenariat avec les structures culturelles avignonnaises. Ancrer la belgitude en Avignon, la mâtinant de l’existant - on pense notamment à cette collaboration historique renouvelée avec l’AJMI. Pour ce qui était du festival de cette année, Sandrine a souhaité mélanger les temporalités, puisqu’elle a accueilli tant des créations toutes neuves que des spectacles qui ont déjà tourné en FWB, histoire de leur offrir une nouvelle vie, ailleurs, plus loin. Ainsi, on a pu (ré)appplaudir La Sœur de Jésus Christ (à guichet fermé dès le troisième jour), Fast (notre coup de cœur du festival, spectacle documenté, enlevé et habité sur la fast fashion), Annette, sa gouaille et son histoire de vie libre et libérée ou La Fracture, danse de vidéos familiales du corps, des mots et des dessins de Yasmina Yahiatène autour d’un alcoolisme paternel douloureusement mêlé de guerre d’Algérie.
Entre autres productions. Le Théâtre Episcène – autre fief noir-jaune-rouge dont on vous avait parlé dans un numéro précédent, ndlr - fédérait les foules autour de sa belgitude. S’y jouait notamment la délicate Cabane d’Alexandra Kollontaï et les décalés Lundis (de l’humour) Belge(s), succession chaque lundi de comiques différents du Plat Pays.
Mais Avignon, c’est enfin le manque de temps et de don d’ubiquité pour pouvoir tout voir. Et écrire un article sur Avignon, c’est le manque de temps et d’espace pour pouvoir parler de tout. On aurait voulu pouvoir s’épancher encore sur la carrière de Boulbon, site excentré et magique, exploité depuis l’historique Mahabharata de Peter Brook (1985), écrin cette année du Brel de Solal Mariotte et Anne Teresa De Keersmaeker (ATDK). Le lieu imprimait ses courbes et ses pierres acérées aux projections du Nord de notre mer, embrassées par la danse des deux interprètes pantomimiques. On aurait voulu dire les rires qui suspendaient le temps pour le public, têtes blondes et lunettes de vue confondues, deux temps qui n’en faisaient plus qu’un devant le génial Fusées de Jeanne Candel, notre coup de cœur du IN. Un spectacle tout public, deux cosmonautes, une intelligence artificielle en chair et en os, une pianiste et… beaucoup plus. On aurait voulu pouvoir transmettre le sublime hommage/ règlement de comptes jubilatoire et ultra-sensible de Mohamed El Khatib et Israel Galvan à leurs pères – Israel et Mohamed. Tour de force, suspens de temps au cloître des Carmes, incursion de l’Andalousie et du Maghreb, humour corrosif (Mohamed) et virtuosité grimaço-dansée (Israel) pour une heure et demie de spectacle sur le fil des émotions. On aurait voulu raconter cette Lettre de Milo Rau, tournant son histoire, oscillant entre passé et présent, réalité et fiction, de village en village en décentralisation hors Avignon.
On aurait aussi voulu souligner que le temps peut s’effacer, même et peut-être surtout devant du théâtre documentaire, des deux heures trente du brillant Affaires Familiales d’Emilie Rousset, condensé de douleurs du monde judiciaire quand il doit défendre les délicates affaires, incestes, enlèvements d’enfants, adoptions par couple homosexuel, refus de rapports dans un couple… On aurait adoré dire le voyage mordant du duo Jans et Lander avec Coin Operated, mini-bout de soirée en chevauchée chorégraphiée sur deux canassons de manège blanc immaculé, mis en mouvement par les euros glissés par les spectateurs dans le monnayeur. On aurait voulu être là encore et partout où nous n’avons pas pu. On aurait voulu pouvoir raconter tout ça et plus encore.
Mais si c’était justement ça, Avignon et son festival ? Un temps et un espace particuliers, qui en concentrent mille et mille encore, d’espaces et de temps. Tant et si bien qu’il est ce que le théâtre est le plus, un temps et un espace qui se diffractent, en autant de spectateurs et d’expériences, en autant de chemins de visionnage, de sensations et d’émotions. Parce que vivre Avignon, c’est une aventure multiple, qui explose la réalité en prisme de sensations… qui durent longtemps et ailleurs après que le rideau se baisse sur la dernière édition. Et qui pousse à envisager autrement l’espace et le temps. Ce qui nous fait dire : Avignon est terminé, vive(ment) Avignon 80e moisson. Pour (encore) plus d’espaces et de temps, forcément!
Prospero New
Le 13 juillet, en amont du spectacle Mami, soutenu par le réseau et qui se jouera à Liège durant cette saison, se déroulait à Avignon la conférence de presse du réseau Prospero New (New European Wave), anciennement Prospero (fondé en 2006). Tiago Rodrigues, directeur du Festival, et Serge Rangoni, directeur du Théâtre de Liège, présidaient cette dernière. Le Festival d’Avignon rejoint le réseau, dans un souci d’efficacité renforcée. En effet, intégrer à la structure des événements internationaux et ouverts tels les festivals ne peut qu’être bénéfique à la circulation des spectacles. Le réseau est soutenu par la Commission européenne jusqu’en 2028 et compte 19 théâtres et festivals européens. L’objectif affirmé de la structure est de soutenir, en diffusions, coproductions, résidences et mentorats, jusqu’à 200 artistes européens. Y participent : le Théâtre de Liège (à la coordination), le Festival Temorada Alta (Espagne), le Centre culturel de Belem (Portugal), l’Ivan Zajc Croatian National Theatre (Croatie), le Dublin Theatre Festival (Irlande), l’Emilia Romagna Teatro Fondazione (Italie), le Göteborg Dance and Theatre Festival (Suède), le Festival d’Avignon (France), l’Ivan Franko National Academic Drama Theatre (Ukraine), l’Ivan Kaunas National Drama Theatre (Lituanie), le National Theatre Prague (République Tchèque), le NT Gent (Belgique), l’Onassis Stegi (Grèce), le Powszechny Theatre (Pologne), la Schaubühne am Lehniner Platz (Allemagne), le Sibiu International Theatre Festival (Roumanie), le Tbilisi International Theatre Festival (Georgie) et le Wiener Festwochen (Autriche). Autant de pays et de structures pour faire rayonner l’art et agrandir les territoires et les temporalités.
Article écrit par Isabelle Plumhans pour la Revue W+B n°169.