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Une première mondiale pour l'UCL : construire de l'os à partir de graisse

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CTTC
Une nouvelle technique appellée à un bel avenir. Le Centre de thérapie cellulaire et tissulaire des Cliniques universitaires Saint-Luc a réalisé cette prouesse avec quelques grammes de graisse mis en culture durant 3 mois.

Première mondiale pour l'UCL

 

 
 
 
L'annonce publique a été faite au début du mois de janvier 2014. Le professeur Denis Dufrane coordonnateur du Centre de thérapie cellulaire et tissulaire des Cliniques universitaires Saint-Luc (CTTC) a déclaré que le choix des cellules adipeuses se justifiait. En effet la graisse contient 500 fois plus de cellule souche par gramme de tissu que la moëlle. Après 3 mois de mise en culture on obtient une pastille souple de 2-3 mm,  de la taille d'une pièce de 2 €. C'est le produit fini de thérapie osseuse que l'on implante chez le patient. Il a toutes les propriétés de l'os natif.

Pour en arriver à ces résultats, les chercheurs de l’UCL ont démarré leurs travaux par une phase de recherche fondamentale qui a duré de 2008 à 2010. "L’objectif ou l’idée de départ était d’essayer, à partir de la graisse du patient (prélevée sans douleur sous anesthésie locale), d’isoler les cellules souches adipeuses, les différencier en cellules osseuses pour ensuite les retourner au patient, en ayant obtenu une structure tridimensionnelle susceptible de reconstruire de l’os", dit le Pr Denis Dufrane. Les travaux ont été publiés dans Biomaterials en 2011.

Les chercheurs belges ont en effet réussi à développer une technique que l’on peut qualifier de révolutionnaire, reproduire une structure osseuse tridimensionnelle à partir des propres cellules souches adipeuses du malade. A ce jour, chez 11 patients souffrant de non-consolidation osseuse spontanée ou de dégénérescence du disque vertébral lombaire, ce "médicament", baptisé Creost, a permis en l’espace de quelques mois de reformer de l’os et, pour les bénéficiaires du procédé, de reprendre le cours d’une vie normale.
 

La spin-off Novadip
 

C’est pour offrir cette thérapie à un large spectre de patient que la société biopharmaceutique Novadip a été créée en collaboration avec l’UCL. Cette structure intermédiaire va permettre aux Cliniques Saint-Luc de développer un système qualité requis pour la production de médicaments et ce, en vue de mener une étude clinique de Phase 2. Enfin, Novadip stimulera d’autres projets de recherche autour de l’utilisation des cellules-souches adipeuses.