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Julien de Wit, Bourse d'Excellence de WBI.World, a rejoint le MIT

Julien de Wit en conférence - cliquer pour agrandir
Julien de Wit lors d'une conférence
Julien de Wit prépare un PhD au "Department of Earth, Atmospheric, and Planetary Sciences dans le Planetary Science program du MIT". Son parcours exceptionnel le destine au secteur de l'Aérospatiale et de l'Aéronautique.

De l'ULg au MIT

Né à Verviers le 18 janvier 1988, Julien de Wit termine sa thèse de doctorat sur la caractérisation d’exoplanètes au "Department of Earth, Atmospheric, and Planetary Sciences (EAPS)” du Massachussetts Institute of Technology (MIT). Son parcours a débuté à l'Université de Liège (ULg) et s’est internationalisé dès 2008. Il a intégré l'Institut supérieur de l'Aéronautique et l'Espace-ISAE deToulouse au sein du réseau d’échange d’étudiant Ingénieurs T.I.M.E.  En avril 2010, son parcours le conduit de l’autre côte de l’Atlantique, en Nouvelle-Angleterre, pour un travail de fin d’étude au réputé MIT. Après un retour à Liège (Alma Mater) pour un Master Ingénieur Civil en Aérospatiale, il retourne au MIT en août 2011.

Des exoplanètes 

Dans le cadre de sa thèse, il développe/utilise diverses méthodes pour caractériser des exoplanètes, à savoir des planètes se trouvant en orbite d’autres étoiles que le Soleil. Ces méthodes sont ensuite directement mises en pratique sur des données obtenues avec des télescopes spatiaux, Spitzer et Kepler (NASA), ou terrestres comme les télescopes Magellan (Carnegie Institute for Science). L’une de ces méthodes consiste à contraindre les propriétés de l’atmosphère (ex. sa composition) d’une exoplanète sur base de son spectre de transmission. Le spectre de transmission d’une exoplanète est une information obtenue lorsque cette planète transite (passe entre son étoile et la Terre) puisque une partie de la lumière de l’étoile hôte traverse son atmosphère avant d’atteindre la Terre. En traversant l’atmosphère de l’exoplanète en transit, le spectre de l’étoile est marqué par les bandes d’absorption des molécules présentent dans cette dernière, ce qui permet de retrouver sa composition. Les spectres de transmission d’exoplanètes sont fondamentaux pour le domaine des sciences planétaires, notamment car ils nous permettront à moyen terme l’habitabilité d’une exoplanète, voir d’y détecter la présence d’une biomasse.  Une autre de ces méthodes lui permet de cartographier les exoplanètes et a récemment permis de détecter la première couverture nuageuse d'une exoplanète.
 
Cette première, publiée  dans The Astrophysical Journal Letters, a bénéficié d’une présentation de la NASA et d’une large couverture médiatique (Time Magazine, BBC, NBC, Le Monde…). Cartographier une planète en dehors du système solaire est un vrai challenge car elles ne peuvent pas être résolues spatialement, contrairement aux planètes du système solaire.  Cela signifie que si l’on pouvait les distinguer de leur étoile (procédé équivalent en complexité à celui consistant à distinguer un vers luisant à cote d’un phare maritime à une distance supérieure à 5000km), elles apparaitraient comme un point, tout comme leur étoile hôte. Il n’y a donc a priori pas d’information concernant la distribution spatiale de brillance tant pour une étoile hôte que pour sa (ses) planète(s). Bien que les planètes soient plus de 100 fois plus petite (en terme de surface projetée) que leur étoile, des méthodes on été développées pour les "cartographier"(Knutson et al. 2007, de Wit et al. 2012). En décembre 2013, il a publié un article dans le magazine américain Science.
 
Son programme s'intègre bien dans le cadre des pôles de compétitivité du Plan Marshall 2.vert : l'aéronautique et spatial.
 

Le parcours de Julien de Wit 

 
Formation académique :

  •  2005-2008, Bachelier en Science de l'Ingénieur, Université de Liège ;
  •  2009-2010, Master de Recherche en Astrophysique, Sciences de l'Espace et Planétologie, Université de Toulouse - ISAE (Institut supérieur de l'Aéronautique et l'Espace) ;
  •  2008-2010, Diplôme de Formation d'Ingénieur SUPAERO, ISAE ;
  •  2008-2011, Master Ingénieur Civil en Aérospatiale, Université de Liège ;
  •  2011-2014, Doctorant au MIT Cambridge (USA).
     

En 2008 et 2009, il a reçu une bourse de mobilité du Legs Fernand Pisart. En 2009, la Fondation Dusberg-Baily-Thil Lorrrain le distinguait. Les bourses Duesberg-Baily-Thil Lorrain sont destinées à l'octroi, chaque année académique, d'une bourse d'étude à un(e) jeune diplômé(e) de l'Université de Liège sorti(e) de l'Athénée Royal Thil Lorrain de Verviers, afin de l'aider à effectuer une année d'études dans un établissement universitaire de renom à l'étranger. En 2011, il a reçu le Prix Odissea du Sénat de Belgique pour son mémoire sur l’analyse de l’ensemble des observations de la Jupiter chaude HD189733b obtenue avec le télescope spatiale Spitzer (NASA/JPL).  Julien de Wit a reçu l'aide de la Belgian American Educational Foundation-BAEF pour l’année académique de 2012 (9 mois).